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    Début juin 1982, au plus froid de l’hiver des îles Malouines. Les soldats Pipo et Quiquito, ainsi que vingt-deux autres jeunes recrues ayant déserté l’armée argentine, passent les ultimes semaines de guerre tapis dans l’obscurité d’une grotte souterraine. Terrifiés, ils se cachent avec leurs compagnons d’infortune dans les tunnels de cette île si inhospitalière, où règnent le blizzard et la grisaille. La nuit, ils s'aventurent à la surface pour se ravitailler tant bien que mal. Puis ils regagnent leur tanière au lever du jour, où ils attendent, au son de la radio anglaise, des bombes assourdissantes et des histoires qu’ils se racontent inlassablement, la fin de la guerre. Fogwill tire de ce conflit violent et méconnu un court récit d’une force inouïe. Il nous parle de la guerre, de ces êtres sommés d’y risquer leur peau, pour une cause absurde et perdue d’avance. Impertinent et provocateur, Sous terre est un classique de la littérature argentine, traduit en français pour la première fois.

     

     

    Je remercie Laila et les Editions Denoël pour l'avoir permis de découvrir ce titre.

    Autant être franche d'entrée de jeu : je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout accroché à ce roman. Il a beau être un classique de la littérature argentine, j'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout et à ne pas abandonner en cours de route. Je vous avoue même que j'ai lu les dernières dizaines de pages en diagonale...

    Pourtant, le sujet avait de quoi intéresser et c'est la seule raison pour laquelle je lui mets une note positive et non nulle. La guerre des Malouines est un sujet fort méconnu de l'Histoire et même moi, en tant qu'Historienne, je ne la connaissait que de nom, sans vraiment en connaître tous les tenants et les aboutissants. Alors, on ne peut pas dire que le conflit nous soit raconté par le menu, puisque l'on suit le quotidien d'une bande de soldats appelés « tatous » parce qu'ils vivent retranchés sous terre et ne sortent que la nuit pour se ravitailler. Ainsi donc, nous n'avons qu'un point de vue très étriqué du conflit.

    Ensuite, je dois dire que le style de l'auteur m'a complètement perturbée : aucune idée de qui est le narrateur, et je me demande même si l'on n'en change pas en cours de route ! Autant vous dire que j'en suis restée perplexe ! Puis, les personnages, les objets, les lieux : tout a plusieurs noms ! Comment voulez-vous vous y retrouver ? Pour ma part, j'ai été complètement perdue...

    Alors oui, c'est un récit de guerre, donc puissant émotionnellement mais je n'ai rien ressenti puisque je n'ai jamais réussi à entrer dans le récit, trop brouillon pour moi. Nous sommes au plus proches des soldats et donc le vocabulaire et la syntaxe s'en ressentent : les personnages parlent vulgairement et parfois leurs phrases n'ont aucun sens. De plus, les dialogues ne nous indiquent jamais qui parle, ce qui rend la tâche de s'y retrouver encore plus ardue !

    En bref, une lecture qui fut un clavaire pour moi, je suis complètement passée à côté !

     

     


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    J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours. Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : ... " S'il vous plaît... dessine-moi un mouton ! "
    - Hein!
    - Dessine-moi un mouton...
    J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.

     

     

    Cela fait de longues minutes que je suis devant mon traitement de texte, à me demander comment je vais bien pouvoir faire pour écrire mon avis sur ce livre universellement connu et reconnu...

    Posons d'abord le contexte : j'avais déjà lu ce livre quand j'étais plus jeune, cela doit bien remonter à une quinzaine d'années. Et j'avoue que je ne me souvenais pas de l'histoire, à part le fameux :

    « S'il-vous-plaît... Dessine-moi un mouton ! »

    Et comme je suis allée voir le nouveau film d'animation adapté de ce roman, je me suis décidée à le relire. Au final, je crois qu'à ma première lecture, j'étais trop jeune pour comprendre toute la densité de ce récit. Ce très court texte de 97 pages nous fait ressentir une telle palette d'émotions que c'en est presque étourdissant ! Comment ne pas apprécier ce Petit Prince, qui n'est qu'un enfant, mais qui est au final bien plus sage et réfléchi que n'importe quel adulte ? Comment ne pas mépriser ces adultes, représentés par des personnages absurdes, qui gâchent leur vie en se souciant de détails ? Comme le dit le renard :

    « Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis »

    La superficialité des hommes est également mise en avant :

    « Si vous dites aux grandes personnes : « J'ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit... », elles ne parviennent pas à s'imaginer cette maison. Il faut leur dire : « J'ai vu une maison de cent mille francs. » Alors elles s'écrient : « Comme c'est joli ! » »

    A travers une écriture toute en poésie et des dessins à l'aquarelle d'une grande douceur, Saint-Exupéry fait sans peine passer ses messages.

    « On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »

     

    En bref, un conte à lire et à relire. Un incontournable de la littérature française, dans lequel on trouve des réflexions nouvelles à chaque lecture !

     


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    résumé2

     

    Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

     

    mon avis2

     

     

    Tout a déjà été dit sur ce chef-d'oeuvre de la littérature classique et je ne vois pas trop ce que je pourrais bien rajouter... Je vais tout de même vous donner mon impression. Cela fait bien longtemps que ce roman trône dans ma PAL sans que j'aie le courage de l'en sortir. En effet, j'ai toujours eu la crainte de m'ennuyer avec ce classique... Cliché, je sais... Mais voilà qu'il y a quelques jours, je prends mon courage à deux mains, allez, je me lance !

     

    Et quelle heureuse découverte !! Je dois bien avouer que j'ai eu du mal au début à me faire au style et au langage utilisés. Mais après quelques dizaines de pages, me voilà transportée dans le quotidien de la famille Bennett, à suivre les préipéties des uns et des autres. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Elizabeth, qui n'hésite pas à défier les conventions de l'époque. Mrs Bennett m'a agacée au plus haut point, de même que Mr Collins, Lydia et Kitty Bennett, mais c'est ça qui fait leur charme (et leur drôlerie) ! Et que dire de ce Mr Darcy, dont j'avais tellment entendu parler ? Je crois que je vais rejoindre son fan club ! ^^

     

    J'ai adoré l'ironie de l'auteur, présente à travers tout le roman, notamment quand elle se moque de la société de l'époque, avec ses règles et ses contraintes qui semblent inimaginables de nos jours ! Elizabeth se joue des convenances avec facilité et c'est ce qui la rend si attachante à mes yeux. A contrario, on peut déplorer la trop grande naïveté de Jane, le comportement irrespectueux de Lydia et Kitty, et celui trop studieux de Mary. L'action peut sembler lente et l'auteur passe parfois des pages à nous parler de promenades dans les bois et de bals à répétition, mais je n'ai trouvé aucune longueur dans ce roman !

     

    En bref, une très belle découverte, que je ne manquerai pas de relire !

     

    Ultimechallenge challen


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