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    Isaac est un petit garçon vide. Un corps, des yeux, mais rien à l'intérieur. Il ne parle pas - sauf quand il hurle. Ses parents se sont détruits peu à peu à coups d'amertume et de culpabilité.

    Éric, le père, est épuisé et désemparé. Jusqu'au jour où il hérite d'une vieille 2 CV - une 2 CV verte. Et quand Isaac la voit, quelque chose change. Tout s'emballe : le père décide d'enlever son fils de la clinique et de partir à l'aventure au volant de la 2 CV. Aidés par une adolescente lunatique, traqués par un gendarme amateur de champignons et accompagnés d'un chaton bavard et arrogant, le père et le fils nous plongent dans un conte initiatique tendre et loufoque.

     

     

    Je remercie Laila et les Editions Denoël pour m'avoir permis de découvrir ce titre.

    J'ai un avis assez mitigé à propos de ce roman... D'un côté, il possède beaucoup d'aspects originaux que je n'avais jamais vus auparavant, mais de l'autre, j'avoue que je me suis ennuyée pendant ma lecture et que je n'étais pas fâchée d'en venir à bout.

    Le postulat de départ est somme toute assez simple : un enfant avec des problèmes mentaux, son père désemparé et une 2CV verte héritée d'un obscur oncle garagiste. Ajoutez à cela des personnages secondaires qui gravitent autour de ces deux-là, comme la mère détestable du gamin, un gendarme amateur de cueillette de champignons et une ado complètement loufoque et vous aurez un aperçu de la galerie de personnages que l'on rencontre dans ce roman. Ces personnages m'ont presque tous plu, à part le gamin, dont je n'ai pas vu l'utilité à part servir de faire-valoir à l'histoire, et sa mère, personne absolument détestable.

    Ce que j'ai trouvé de très original, c'est le style de la narration : il est à la fois omniscient et à la troisième personne, vraiment bizarre ! La construction des phrases est elle aussi assez étrange : des phrases courtes, parfois sans construction logique sujet-verbe-complément. Je ne sauris vous dire si j'ai aimé ou pas...

    L'intrigue n'a rien de bien folichon et j'ai été déçue par la fin : elle arrive comme un cheveu sur la soupe, sans queue ni tête, abrupte et elle nous laisse sur notre faim. De plus, je me suis assez ennuyée pendant ma lecture : ne m'étant pas attachée aux personnages, je n'ai pas réussi à me soucier de ce qui pouvait bien leur arriver.

    En bref, une lecture étrange, qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

     


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    Fin des années trente. Pál est un jeune artiste hongrois, étudiant à la faculté des beaux-arts de Budapest. En quête de modèle pour un projet de médaille, il fait la connaissance d’une jeune pianiste, Erzsebet. Fasciné par sa beauté, il réalise son portrait. Avec cette esquisse, Pál espère remporter le prestigieux concours organisé par la Monnaie de Budapest. Mais les événements décident autrement de son destin et le prix obtenu n’est pas celui qu’il attendait… Les années ont passé. Installé à Londres, l’artiste – assisté de sa femme, la fidèle Nicky – est devenu l’un des médaillistes les plus renommés de son temps. Musiciens et hommes politiques le sollicitent pour immortaliser leurs traits. Après bien des personnalités illustres, c’est au tour du pape de lui commander une médaille à son effigie. Pál hésite, de peur de croiser dans les rues romaines le jeune homme qu’il a jadis été. Ainsi qu’il le craignait, cette rencontre avec le pape va l’entraîner dans un inéluctable processus de dévoilement.

     

     

    Je remercie Clélia et les Editions Denoël pour ce partenariat.

    J'ai des sentiments mitigés à propos de ce roman. Lorsque je l'ai découvert dans la sélection proposée pour le mois de janvier, j'ai tout d'abord été attirée par sa couverture. Puis le résumé m'a également bien tentée, et j'ai demandé à le recevoir. Le début de ma lecture s'est fait sans anicroche : l'histoire était intéressante et le contexte historique utilisé à bon escient. Puis, j'avoue que j'ai traversé une phase de profond ennui avec ce roman, pendant une bonne centaine de pages. Je ne saurais pas vous dire pourquoi... Peut-être est-ce la plume de l'auteur à laquelle j'ai eu du mal à accrocher ? Il faut dire que son style est rempli de descriptions et que les dialogues sont quasiment inexistants... Peut-être est-ce aussi parce que j'ai eu énormément de mal à m'attacher au personnage principal, trop versatile et sombre pour moi ? Heureusement les cent dernières pages ont été plus accrocheuses pour moi, après la rencontre de Pál avec le pape.

    Au niveau du contexte, on sent que l'auteur maîtrise son sujet et elle nous emmène avec elle de Londres à Budapest, en passant par Rome. Le background historique de la Seconde Guerre mondiale est efficacement mis en place et a une grande importance dans l'histoire. L'intrigue est assez longue à se mettre en place, c'est dans une quête familiale que nous emmène l'auteur, et elle prend le temps de bien poser ses jalons jusqu'au dénouement final, que j'ai trouvé un peu léger... L'art est également mis en avant dans ce roman, grâce aux médailles, au dessin, à la peinture et à la sculpture. J'ai apprécié en apprendre davantage sur les techniques des médaillistes.

    Au niveau des personnages, comme évoqué plus haut, je n'ai pas particulièrement adhéré au personnage de Pál. Il m'est resté indifférent, sauf lorsque son comportement change à la fin... Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler si vous comptez lire ce roman. Nicky est le personnage que j'ai préféré : dévouée à son époux Pál, elle est néanmoins très indépendante et efficace. Les autres personnages font plus de la figuration qu'autre chose, à part le pape, dont la rencontre avec Pál est l'élément déclencheur d'une partie de l'histoire.

    En bref, une lecture en demi-teinte pour moi, je n'ai pas été emportée par l'histoire.

     

     

      


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    Cody a dix-huit ans. Elle n'a pas de père, mais une mère barmaid constamment en mini-jupe, et un avenir pas très rose depuis qu'elle a été recalée de l'université de Seattle qui aurait pu lui permettre de quitter enfin son « Shitburg » natal. Mais tout empire le jour où Meg, sa meilleure amie, sa sœur de cœur, se suicide après avoir avalé une dose massive de poison dans un motel anonyme, non loin de la fameuse université où elle, brillante boursière, avait été acceptée. Lorsque les parents de Meg demandent à Cody d'aller récupérer les affaires de leur fille, celle-ci s'embarque pour Seattle, avec la ferme intention d'en savoir plus sur le geste de son amie.

     

     

    Je remercie la Masse Critique de Babelio ainsi que les éditions Le Livre de Poche pour m'avoir permis de recevoir ce roman.

    J'étais restée sur un sentiment mitigée quant aux romans de Gayle Forman. Autant j'avais adoré Si je reste, autant Là ou j'irai m'avait laissée de marbre et je n'y avais pas retrouvé les émotions du premier tome. Je reste cette fois-ci sur une mini déception...

    Pourtant, le sujet a de quoi donner des idées aux auteurs, et de quoi donner beaucoup d'émotions aux lecteurs. Malheureusement, je n'ai rien ressenti à la lecture de ce roman, malgré le sujet poignant et le postulat de départ très pessimiste. Mais que l'on ne s'y trompe pas : malgré le sujet pesant, c'est un roman rempli d'espoir que nous offre Gayle Forman.

    « Il y avait des cœurs portant les initiales de couples depuis longtemps séparés, des paroles de chanson que tout le monde avait oubliées. Les nouveautés chevauchaient les vieilleries, mais l'une d'elles, la préférée de Meg, restait bien lisible, gravée dans le métal. J'étais là. »

    « Tes marraines-fées t'ont refilé un tas de cailloux, tu les as lavés et tu t'es fabriqué un collier. Meg, elle, a reçu des bijoux et elle s'est pendue avec. »

    Nous sommes donc en compagnie de Cody, juste après le suicide de Meg, sa meilleure amie. Cody ne parvient pas à faire son deuil et part donc à la recherche d'indices lui permettant de comprendre pourquoi Meg a eu besoin de recourir à cette ultime solution, déterrant des secrets à propos de sa meilleure amie qu'elle était loin d'imaginer... Si l'histoire est intéressante, elle n'en reste pas moins lente et j'ai trouvé certains passages inutiles. Je n'ai rien ressenti à l'égard des personnages, que j'ai trouvés assez plats. De plus, on n'apprend rien sur eux, que ce soit Cody ou Ben, tout le roman semble être centré sur Meg. Pour finir, la romance m'a parue tout à fait incongrue et même déplacée pour un roman traitant de ce sujet là, surtout quand on apprend qui est Ben par rapport à Meg...

    La lecture reste néanmoins très agréable, la plume de l'auteur y étant pour beaucoup. Disons que ça se lit sans être transcendant...

    En bref, une déception pour moi qui aime beaucoup Gayle Forman...

     

      


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    Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
    Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
    Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

     

     

    Je remercie Célia et les Editions Denoël pour l'envoi de ce livre, qui a connu bien des péripéties avant d'arriver jusque chez moi ! Malheureusement, mon avis est plus que mitigé...

     

     

    Tout d'abord, j'ai aimé la couverture de ce roman, ce capharnaüm de livres et objets en tout genre, une vraie bibliothèque ! Ensuite, il faut bien l'avouer, ce roman fourmille de bonnes idées : la correspondance, la librairie... Il nous donne envie de tourner les pages, de savoir ce qu'il se passe après, on ne peut s'empêcher de passer par toute une palette d'émotions, parfois contraires. Enfin, on sent un vrai amour des livres et une volonté de les faire connaître de la part de l'auteur : de nombreuses références sont citées, de Bridget Jones à Eragon en passant par Mark Twain.

     

    En ce qui concerne les personnages, j'ai beaucoup apprécié George et Caroline, on sent une vraie histoire chez eux, une vraie profondeur. Ensuite, j'ai été transportée à Broken Wheel : la plume de l'auteur a ça d'exceptionnel, c'est qu'elle arrive à nous transporter dans cette petite ville perdue au fin fond de l'Iowa grâce à des descriptions réalistes. J'avais vraiment l'impression d'y être ! De plus, elle parvient à faire passer un message grâce à Broken Wheel : le déclin inexorable des petites villes américaines...

     

     

    Malheureusement, ce livre est truffé de petits défauts qui, une fois accumulés, deviennent une gêne à la lecture. Premièrement, si vous cherchez un intrigue quelconque, passez votre chemin... C'est bien simple, l'histoire est plate, il ne se passe rien, et quand il se passe quelque chose, c'est totalement tiré par les cheveux !!

     

    Les personnages sont inintéressants, sans aucune nuance ni profondeur, à part pour George et Caroline. En plus, ils sont bourrés de clichés !! Sara est une lectrice compulsive qui n'a que les livres dans la vie et qui est complètement renfermée sur elle-même. Le personnage masculin est typique des romances : beau, ténébreux et peu sympathique. Les autres personnages sont tout aussi clichés, malheureusement... Et pour couronner le tout, les romances sont d'une platitude à faire peur !

     

    Et que dire de la fin ! Au secours !!

     

    En bref, une lecture pour laquelle j'avais beaucoup d'attentes mais qui m'a déçue au final... Néanmoins, on ne peut s'empêcher de vouloir lire ce roman jusqu'au bout pour connaître le fin mot de l'histoire.


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    Par désespoir, pour asticoter son monde et surtout pour se venger de son épouse qu’il déteste, Désiré Cordier, petit bibliothécaire retraité de son état, décide de simuler la maladie d’Alzheimer. Bientôt il se prend au jeu et s’amuse des réactions désemparées de sa famille. Il découvre là une liberté qu’il n’a jamais connue et un moyen sûr de s’éloigner de son entourage, et surtout de sa femme qui l’a toujours régenté. Il décide alors de se plonger dans les joies de la démence, la sénilité et l’incontinence… et finit par être interné dans une institution… La maison de retraite lui réserve quelques surprises, comme les retrouvailles avec son amour de jeunesse et la rencontre avec des pensionnaires aussi déjantés que lui. À travers des portraits féroces et hilarants, Verhulst, qui a un don sans pareil pour rendre le comique tragique, et vice versa, nous livre sa vision douce-amère du mariage.

     

     

    Mille merci aux Editions Denoël pour m'avoir permis de découvrir ce titre !

     

     

    Ce roman fut une très belle découverte pour moi ! J'ai beaucoup ri à la lecture de ce court roman : les situations loufoques sont légions et l'humour est omniprésent ! C'est une autre approche de la maladie d'Alzheimer que nous propose l'auteur : il prend le parti de retourner complètement la situation et choisit d'en rire plutôt que de craindre la maladie. Son personnage est attachant et malicieux : tout ce qu'il invente pour simuler sa folie, surtout envers sa femme qu'il déteste, tout cela est jouissif à souhait ! Les autres personnages ne sont pas en reste : on les trouve attachants, attendrissants ou au contraire on adore les détester ! Le tout avec une plume cinglante, ironique, drôle, qui fait mouche à chaque fois ! Mais au-delà de l'humour, l'auteur nous offre ici de belles réflexions sur la vie et la façon dont on choisit de la vivre.

     

     

    Il n'y a que deux petites choses négatives que je retiendrai. Tout d'abord, j'ai trouvé la fin un peu rapide et trop nébuleuse : ce n'est pas clair et j'aurais voulu en savoir plus sur le sort des personnages ! Enfin, ce roman est trop court !! J'aurais aimé encore plus de situations cocasses sur la maladie et découvrir encore d'autres pensionnaires de la maison de retraite !

     

    En bref, une très belle découverte que ce petit roman bourré d'humour ! Je suis ravie d'avoir pu découvrir cet auteur !


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  • Titre VF : Sous les couvertures

    Titre VO : Sous les couvertures

    Auteur : Bertrand Guillot

    Date de sortie : 2014

    Editions : Rue Fromentin

    Pages : 176

     

     

    Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur!
    Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…
    Entre roman et conte iconoclaste, Sous les couvertures, quatrième livre de Bertrand Guillot, est une merveille d’humour et d’originalité. Où l’on découvrira, entre autres, à quoi servent les classiques, en quoi les livres ressemblent à leurs auteurs… et pourquoi, à l’habit des académiciens, on a ajouté une épée.

     

     

     

    J'ai eu la chance de recevoir ce livre grâce à l'opération Matchs de la Rentrée Littéraire 2014 organisée par PriceMinister et je les en remercie.

     

    Ce livre raconte l'histoire d'autres livres, qui, une fois la librairie fermée, s'éveillent et vivent au rythme des péripéties du monde littéraire. Un soir, la révolte gronde... Les livres en ont assez d'être relégués au fond du magasin au profit des nouveautés et décident de s'organiser pour retrouver le devant de la scène : la vitrine.

     

    L'idée de départ est très originale et j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les caractères différents de tous les livres, qui reflètent la personnalité de leur auteur et de l'histoire qu'ils racontent. Les questions soulevées par ce roman sont également très bien amenées : le déclin des petites librairies face aux géants d'internet, le développement des livres numériques, la mise en avant constante des nouveautés au détriment des classiques... Toutes ces questions qui inquiètent les livres et  l'auteur nous pousse à nous les poser à notre tour, nous qui sommes derrière le livre. Sa plume est très agréable, remplie d'une certaine poésie.

     

    J'ai beaucoup aimé les différents "personnages", qu'ils soient humains ou non, même si le manque de foi du libraire m'a un peu agacé. J'ai eu un peu de mal également avec toute la partie "guerrière" du roman, que j'ai trouvée un peu longuette, ce qui a fait baisser ma note.

     

    Néanmoins, c'est une très bonne lecture qui fait réfléchir et qui pose les bonnes questions, le tout saupoudré d'une bonne dose d'humour.

     

    "Et si le grand livre, c'était celui devant lequel le lecteur se sent tout petit ?"

     


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  • Titre VF : Saving Joseph

    Titre VO : Saving Joseph

    Auteur : Laurent Clerc

    Date de sortie : 2014

    Editions : Denoël

    Pages : 180

     

     

    La relation de Julia et de Paul bat de l'aile, et ce dernier ne sait plus comment renouer le dialogue. A l'approche de Noël, il se prend de sympathie pour Joseph, un homme compréhensif, laissé pour compte et atteint dans sa virilité. Un dialogue imaginaire se noue avec le père adoptif de Jésus, et, ensemble, ils cherchent à retrouver fierté et bonheur.

     

     

     

    Je tiens à remercier les Editions Denoël et Célia pour m'avoir permis de découvrir ce titre.

     

    C'est la quatrième de couverture qui m'a donné envie de lire ce livre : l'idée d'un homme lambda complètement paumé, avec une vie qui part à la dérive, qui se met à parler à un Joseph imaginaire, m'a tout de suite interpellée.

     

    Je ne ressors pas entièrement satisfaite de ma lecture, même si j'ai passé un agréable moment, avec pas mal d'humour. L'histoire est sympathique, comme je l'ai évoqué plus haut. J'ai bien aimé l'idée de cet homme qui se cherche, qui cherche à empêcher le délitement de son couple. Pour cela, il choisit de se confier à quelqu'un que personne jamais ne remarque à l'approche de Noël : Joseph. Cet homme qui a accepté d'être le père adoptif de Jésus et, par là même, qui accepte d'être dans l'ombre, comme quelqu'un dont on se souvient distraitement et dont on ne se souviendra probablement plus d'ici quelques années. Mais ce Joseph-là m'a déplu. Il est vulgaire et, même si je ne suis pas croyante, j'avoue que cette vulgarité m'a un peu gênée. Je n'ai pas réussi non plus à m'attacher aux personnages de Paul et Julia, trop quelconques à mon goût. J'ai de loin préféré Sonia, qui est plus ambiguë. Paul est un homme qui hésite : le bordel ou le couvent ? Londres ou l'Inde ? Julia ou Sonia ? Mais, comme le dit son père : "Choisir, c'est renoncer". On retrouve bien cette maxime tout au long du roman, et la fin m'a satisfaite. Julia, quant à elle, nous permet de réfléchir sur l'addiction aux écrans, que ce soit la télé ou le portable, et j'ai trouvé cela fort à propos.

     

    En bref, une belle découverte et une lecture agréable mais trop du vulgarité et des personnages peu attachants...


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  • Titre VF : Eleanor & Park

    Titre VO : Eleanor & Park

    Auteur : Rainbow Rowell

    Date de sortie : 2013

    Editions : Orion Books

    Pages : 336

     

     

    Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l'habitude de s'asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l'ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

     

     

    Lecture en V.O.

     

    Ce roman provoque un tel raz-de-marée d'éloges depuis quelques semaines que j'ai eu une envie irrépressible de le sortir de ma PAL. A mon tour, je rejoins le clan des gens ayant aimé ce livre, mais il a manqué quelques petites choses pour en faire un coup de coeur.

     

    Eleanor est la nouvelle du lycée, elle prend le bus pour la première fois avec ses nouveaux camarades. Mais voilà, Eleanor est un peu trop tout : un peu trop rousse, un peu trop ronde, un peu trop excentrique. Elle subit dès le début les moqueries de ses camarades. En désespoir de cause, elle finit par trouver une place aux côtés de Park, garçon américano-coréen discret amateur de comics. Au début, ils ne s'adressent pas la parole, puis Eleanor commence à lire ses comics par dessus son épaule, puis le dialogue s'installe et la relation s'approfondit.

     

    Du côté des personnages, je n'ai pas tellement accroché aux individus que sont Eleanor et Park pris séparément, mais j'ai beaucoup aimé quand l'auteur nous parlait d'Eleanor et Park. Je ne sais pas si ce que je raconte est compréhensible... Les personnages pris à part ne m'ont pas particulièrement touchés mais leur couple était réellement adorable. Dans les personnages secondaires, j'ai détesté la famille d'Eleanor (la mère soumise, le beau-père alcoolique et violent, les frères et sœurs mesquins) et les harceleurs du lycée. Par contre, la famille de Park est excellente, surtout sa mère ! 

     

    L'histoire est somme toute classique, une histoire d'amour, mais aussi d'estime de soi, de réussir à s'accepter tel que l'on est. L'écriture est simple, poétique et agréable à lire. Je pense que ce qui m'empêche de mettre une meilleure note à ce roman, c'est la fin que je trouve précipitée. Elle en est réduite aux deux protagonistes principaux, mais quid de la famille d'Eleanor ? Et cette fin ouverte, ça me frustre ! >_< De plus, je n'ai pas saisi toutes les références musicales. Je m'attendais à plus d'émotions, je crois que j'en attendais peut-être trop après avoir lu tant de critiques élogieuses...

     

     


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  • Titre VF : L'Heure Indigo

    Titre VO : The Sweetness of Forgetting

    Auteur : Kristin Harmel (traduit par Christine Barbaste)

    Date de sortie : 2014

    Editions : Denoël

    Pages : 423

     

     

    À Cape Cod, dans le Massachusetts, Hope s’affaire derrière les fourneaux de la pâtisserie familiale. Entre son travail, la rébellion de sa fille adolescente, son récent divorce et ses soucis financiers, elle frôle parfois le surmenage. Hope s’enfonce peu à peu dans la déprime et la résignation. Aussi, quand sa grand-mère Rose lui demande d’aller en France retrouver sa famille disparue pendant la guerre, Hope accepte sans hésiter. Décidée à reprendre sa vie en main, elle s’envole pour Paris en quête de ce passé dont elle ignore tout. Car le temps est compté : atteinte de la maladie d’Alzheimer, la mémoire de Rose faiblit. Pour tout indice, elle a donné à sa petite-fille une simple liste de noms et une adresse. Kristin Harmel nous embarque avec une émotion et une vitalité rares dans le récit d’une femme qui s’apprête à découvrir le douloureux secret de ses origines, tout en peignant avec finesse et mordant les relations houleuses entre mère et fille.

     

     

     

    Encore une fois, j'adresse un tout grand merci à Dana et aux Editions Denoël pour m'avoir permis de découvrir ce titre qui fut un véritable coup de cœur !

     

    L'histoire est, au départ, d'une grande simplicité : une recherche de ses origines. Hope est un personnage fort et courageux que j'ai beaucoup aimé. Elle garde les pieds sur terre et évite de se faire des illusions. Rose, sa grand-mère, est très touchante et émouvante : atteinte de la maladie d'Alzheimer, elle dérive doucement en regardant les étoiles le soir... Annie, la fille de Hope est une vraie ado, donc en pleine crise ! Elle est parfois agaçante mais attendrissante tout de même. Les autres personnages sont tout aussi bien dépeints : Gavin, Alain, Jacob... 

     

    Armée d'une liste donnée par Rose dans un de ses moments de lucidité, Hope laisse la pâtisserie familiale et part pour Paris lorsqu'elle découvre que sa grand-mère a caché une grande partie de son histoire. C'est ici le récit intergénérationnel de l'histoire de Paris sous l'Occupation : déportation, Auschwitz, holocauste, rafle, Vel d'Hiv sont des thèmes récurrents. On revit cette affreuse période par les yeux de Rose dans des chapitres de son point de vue, introduits par une recette, ce que j'ai trouvé très original. J'ai adoré les thèmes qui sont évoqués dans ce roman : les secrets de famille, le grand amour, l'enfer de la guerre, la déportation, la fuite, la recherche des traces de sa famille, l'amitié...

     

    L'auteur évoque tout ceci avec dextérité, douceur et grande pudeur. La maladie d'Alzheimer y est dépeinte avec sensibilité. L'entraide entre les différentes religions pendant la guerre est quelque chose que j'ai apprécié et qui apporte une autre dimension au roman. J'ai beaucoup aimé découvrir Paris à travers les yeux de Hope et ceux de Rose. La fin est magnifique et porteuse d'un très beau message d'espoir.

     

    En bref, je pense, en me relisant, que ma chronique ne fait pas beaucoup sens, mais je n'arrive pas à trouver les mots tellement j'ai aimé ce livre. Un roman que je vous recommande si vous avez besoin d'une lecture doudou.


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  • Titre VF : Le Clan Suspendu

    Titre VO : -

    Auteur : Etienne Guéreau

    Date de sortie : 2014

    Editions : Denoël

    Pages : 467

     

     

    Un clan haut perché dans les bois. Un ennemi étrange. Seule une jeune fille osera désobéir afin d’échapper à son destin. Ismène vit parmi les siens, dans un village accroché à dix mètres de hauteur. Tous pratiquent des rites immuables et répètent inlassablement Antigone, la tragédie qu’il leur faut connaître sur le bout des doigts. Descendre leur est interdit, car en bas une créature sanguinaire massacre ceux qui s’aventurent sur son territoire…

     

     

    Tout d'abord, j'adresse un très grand merci à Dana des Editions Denoël pour m'avoir gentiment envoyé ce roman qui m'intriguait au plus haut point.

     

    Il faut dire que le bandeau qui entoure le livre est on ne peut plus vrai : c'est addictif ! J'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l'univers. Je crois que c'est la mention d'Antigone qui me faisait peur, car je n'aime pas du tout cette histoire... Au final, elle est moins présente que ce à quoi je m'attendais donc pas de problème de ce côté-là. 

     

    Nous suivons donc la vie du Clan Suspendu, cette population qui vit dans les arbres à plus de dix mètres de haut. Une société avec ses codes, ses rituels où chacun a un rôle à jouer et dont l'instruction se fait au travers de la pièce de Sophocle, Antigone. Ismène est le personnage principal de cette histoire : jeune fille d'une douzaine d'années, elle va être au cœur des bouleversements que va subir le Clan. J'ai bien aimé la plupart des personnages : Ismène, Claude, Antigone... et j'ai adoré détester au plus haut point Hémon ! J'avais envie de lui mettre des baffes tout au long du roman ! Polynice, quant à lui, est le personnage qui m'a le plus dérangée...

     

    L'intrigue est originale, j'ai été surprise plusieurs fois, même si je me doutais de la vérité sur ce qui se passait en bas. J'ai trouvé très bons les premiers deux tiers du roman : l'explication de cette façon de vivre, les rituels, les us et coutumes, les accès de folie et de despotisme d'un certain personnage... Néanmoins, j'ai trouvé la dernière partie un peu plus faible, je trouve que tout se passe trop vite et que la fin est un peu abrupte.

     

    En résumé, une très bonne découverte de cet auteur, un roman assez philosophique qui nous pousse à certaines réflexions sur ce qui se passerait si...


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