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    Fin du XIXe siècle, Paris, Fédor est pianiste. Il interprète sans grand talent les œuvres des autres, mais se révèle étrangement être un compositeur virtuose, qui joue subtilement ses propres morceaux. Lors d'un concert où tout le monde s'ennuie, il finit par jouer une de ses pièces. La fascination est alors totale, le public plonge dans une douce torpeur, comme envoûté. Un homme important le repère alors, un commissaire qui veut utiliser Fédor pour démanteler un réseau d'anarchistes et le faire chanter. Il devra jouer une de ses propres compositions lors d'une soirée chez lui. Pendant ce temps, le public étant hypnotisé par la musique de Fédor, le commissaire pourra aller fouiller dans le coffre-fort de Mme Briguard. Fédor est contraint d'accepter de se prêter à cette mascarade. Juste avant la soirée, une belle Solange entre en contact avec lui pour profiter elle aussi de ses talents pendant le concert... Rien ne se passera comme prévu.

     

     

    Merci à Clélia et aux Editions Denoël pour cette superbe découverte.

    J'ai découvert la plume d'Etienne Guéreau à travers son premier roman, Le Clan Suspendu, que j'avais bien aimé à sa sortie. C'est donc avec joie que je le retrouve ici pour son nouveau roman, dans un univers très différent !

    Nous nous trouvons ici dans un univers à la fois historique et fantastique. Nous sommes à Paris, en 1894, en plein pendant la période anarchiste. Je suis historienne de formation, mais loin d'être une spécialiste de cette période, je ne saurais dire si le contexte a été respecté à 100%, mais mes maigres connaissances dans le domaine semblaient correspondre à l'Histoire que nous raconte l'auteur. Fédor est un pianiste de modeste renommée, mais tout cela va bien changer le jour où il se rend compte qu'il dispose d'un étrange « pouvoir » et que sa musique plonge tous ceux qui l'écoutent dans un état second, proche de la transe hypnotique... Il va être repéré par le policier Chavreuil, qui va lui proposer un bien étrange marché...

    La plume d'Etienne Guéreau ressemble au pouvoir qu'il prête à son personnage principal : elle est envoûtante, riche, hypnotique et j'avoue avoir eu du mal à poser le livre pour répondre aux impératifs de la vie quotidienne, comme aller travailler ! ;-) Les personnages sont tous intéressants et intrigants, on en vient à faire confiance quand on ne le devrait pas et à soupçonner quand on ne le devrait pas ! L'histoire est passionnante du début à la (presque) fin, car si je ne devais reprocher qu'une seule chose à ce roman, ce serait la fin, que j'ai trouvée un peu rapide...

    J'ai beaucoup apprécié la richesse en termes de vocabulaire de ce livre : le langage est soutenu, les termes musicaux sont légion et utilisés à bon escient (les titres de chapitres, par exemple). C'est un plaisir de lire un auteur français qui manie les mots aussi bien qu'il joue du piano ! Chapeau, Monsieur Guéreau !

    « Après tout, la mort restait un ultimatum, le plus simple qui nous ait jamais été adressé : Vivez. Empaquetez vos craintes, vos récriminations, vos colères, vos fausses espérances, vos idoles. Vivez ! Car l'ultimatum expire. Les menaces ne sont pas vaines. »

    En bref, une belle réussite pour ce deuxième roman de l'auteur ! J'en veux encore !

     


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    Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
    Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
    Peu à peu, elle perd pied…
    Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!

     

     

    « Le temps n'est rien... Il est des histoires qui traversent les siècles. »

    C'est au salon des Halliénnales 2014 que j'ai rencontré l'adorable et fantasque Georgia. A la base, j'étais surtout venue pour le premier tome de Victorian Fantasy et puis je me suis dit « Au diable l'avarice ! » et j'ai également pris le premier tome des Larmes Rouges qui m'avait été recommandé par l'auteur Adeline Dias.

    Après ce petit intermède 3615 My Life, je peux vous dire que j'ai adoré ce premier tome !! J'espère bien que Georgia sera aux Halliénnales cette année pour que je puisse me faire dédicacer les tomes 2 et 3 !

    Bref, entrons dans le vif du sujet ! L'histoire que nous conte Georgia est tout à fait singulière, et moi qui n'aime pas la bit-lit (Twilight m'a refroidie...), j'ai été agréablement surprise d'être ainsi happée par l'histoire dès les premières pages. La première partie du roman est sombre, angoissante, j'avais parfois l'impression de lire du Stephen King (ce qui est un compliment étant donné que c'est un de mes auteurs préférés!). Les réminiscences et les cauchemars de Cornélia sont troublants et, comme elle, on se demande le pourquoi du comment, même si au final, il est assez facile à deviner. L'auteur alterne parfaitement entre descriptions poétiques, phases d'action, rêves et phases de réflexions. Malgré les 760 pages du roman, on a toujours l'impression qu'il se passe quelque chose. De plus, il y a un équilibre parfait entre horreur et innocence, fascination et dégoût. De la poésie dans l'horreur, voilà qui rappelle un peu l'univers onirique de Tim Burton (je pense ici à Sweeney Todd).

    En ce qui concerne les personnages, ils sont tous dotés d'une personnalité originale, surtout les vampires. On est loin des vampires-qui-brillent-au-soleil (si vous voyez ce que je veux dire...) : ici les vampires sont à double facette et peuvent se montrer tour à tour attentionnés et cruels. Henri est le personnage que j'ai préféré : mystérieux, sombre, cruel mais loyal. J'avoue avoir eu un peu plus de mal avec Cornélia, ce qui explique ma note. Je l'ai trouvée assez agaçante à pleurer sans arrêt et ses sautes d'humeur intempestives sont lassantes... Malgré tout, elle s'améliore vers la fin et j'espère que le tome 2 la verra plus mature. Les autres personnages sont intéressants, surtout chez les vampires. Je les ai tous aimés (ou j'ai aimé les détester, c'est selon !). Chez les humains, je n'ai pas particulièrement apprécié les personnages secondaires, à l'esprit trop étriqué, comme le père de Cornélia, Nathalie ou Maurice.

    En bref, une plume et une histoire envoûtantes, il me tarde de lire la suite !

     

     


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    Qui est réellement Lord Nermeryl ? Le diable, comme le laisse sous-entendre la rumeur ? Ou un jeune dandy un peu trop excentrique dont le passe-temps morbide est d’enquêter sur des affaires surnaturelles ?

    Au fil des énigmes, en compagnie de sa fidèle compagne, la Corneille, le jeune homme goûte la saveur des âmes des êtres humains, découvrant les travers de l’humanité et y apportant sa propre justice… d’une manière bien singulière…

     

     

    Pour tout vous dire, j'avoue ne pas avoir été totalement convaincue par ce recueil de nouvelles...

     

     

    Parmi les éléments que j'ai appréciés, on peut surtout citer l'ambiance générale qui se dégage de toutes les histoires : une ambiance ténébreuse, sombre, angoissante, qui tient à la fois d'Edgar Poe et de Tim Burton. L'univers est donc intéressant et quelques nouvelles se détachent du lot (De nacre et d'écarlate, La pierre levée, Tentations). Néanmoins, je retiendrai surtout les deux dernières (L'orgue et La solitude de Lucifer) qui auraient mérité de prendre une part plus grande dans le recueil tant elles nous en apprennent à elles seules plus sur nos personnages que l'ensemble des autres nouvelles...

     

    Au niveau des personnages, justement, j'ai beaucoup apprécié la Corneille, auréolée de mystère, c'est dans les toutes dernières pages que l'on apprend plus sur elle et j'aurais aimé en savoir encore davantage ! Autrement, la plus de l'auteur est agréable.

     

     

    Malheureusement, le tout souffre de quelques défauts... Tout d'abord, le niveau des nouvelles est très inégal : je me suis carrément ennuyée à la lecture de certaines (Sangre de Dios, Funeste alliance, La Dame des Glaces, Déchéance Divine). J'ai trouvé la grande majorité des histoires redondante, répétitive, avec toujours le même schéma narratif. D'autre part, j'ai trouvé dommage que les histoires n'aient aucun lien entre elles : on passe de l'une à l'autre comme on passerait du coq à l'âne.

     

    Ensuite, je n'ai eu aucune accroche avec le personnage principal, Lord Jorian Nermeryl : trop lisse, trop parfait, trop "surhomme".

     

    Enfin, j'ai trouvé que certaines tournures de phrases et certains mots de vocabulaire ne correspondaient pas à l'époque à laquelle se situe l'action.

     

    En bref, un recueil de nouvelles que j'ai aimé découvrir mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable...

     


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    The Hematoi descend from the unions of gods and mortals, and the children of two Hematoi-pure-bloods-have godlike powers. Children of Hematoi and mortals-well, not so much. Half-bloods only have two options: become trained Sentinels who hunt and kill daimons or become servants in the homes of the pures. Seventeen-year-old Alexandria would rather risk her life fighting than waste it scrubbing toilets, but she may end up slumming it anyway. There are several rules that students at the Covenant must follow. Alex has problems with them all, but especially rule #1:Relationships between pures and halfs are forbidden. Unfortunately, she's crushing hard on the totally hot pure-blood Aiden. But falling for Aiden isn't her biggest problem--staying alive long enough to graduate the Covenant and become a Sentinel is. If she fails in her duty, she faces a future worse than death or slavery: being turned into a daimon, and being hunted by Aiden. And that would kind of suck.

     

     

     Lecture en V.O.

     

    Cette lecture constitue ma première incursion dans l'univers de Jennifer L. Armentrout. Je partais avec beaucoup d'a priori car j'avais lu qu'il y avait beaucoup de similitudes avec Vampire Academy, que je n'ai pas aimé du tout... Au final, cette lecture a été un vrai coup de cœur !

     

     

    C'est bien simple, j'ai tout aimé dans ce premier tome ! L'univers est original, la mythologie est passionnante bien que peu exploitée. L'intrigue est assez facile à deviner mais le tout n'en reste pas moins prenant et l'auteur parvient à nous tenir en haleine de la première à la dernière page. La plume de Jennifer L. Armentrout est agréable, le vocabulaire est assez simple et le discours est familier. Certes, le jargon typiquement américain peut déboussoler au départ car il est bien loin de l'anglais que l'on nous inculque à l'école, mais l'on s'y fait très rapidement.

     

    Dois-je ajouter que je trouve les couvertures de tous les tomes absolument magnifiques ??

     

    Les personnages sont tous très bien travaillés, ils ont tous leur place et leur importance, qu'ils soient principaux ou secondaires. Alex est un héroïne attachante, avec ses failles et ses défauts qu'elle reconnaît bien volontiers. Aiden est mystérieux, j'ai hâte d'en savoir plus sur lui. De même pour Seth, qui aura, je pense, un rôle prépondérant dans les tomes suivants... Ce premier tome pose les bases au niveau du psyché des personnages et je me languis de voir où JLA va bien pouvoir nous emmener car beaucoup de questions restent sans réponses à la fin de ce premier tome...

     

     

    La seule chose que je reproche à ce premier tome, c'est qu'énormément d'éléments sont identiques au premier tome de Vampire Academy... Je ne saurais dire s'il en va de même pour la suite car je n'ai pas aimé VA et donc pas lu les autres tomes. En tout cas, les ressemblances sont bien présentes mais j'ai pourtant adoré Half-Blood !

     

    En bref, une excellente découverte ! J'avais peur de me lancer dans la découverte de l'univers de Jennifer L. Armentrout tant ses livres sont vantés partout, et bien je crois que je rejoins la secte des accros ! Vivement que je me procure la suite !!

     

     

     


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  • Titre VF : Trois oboles pour Charon

    Titre VO : Trois oboles pour Charon

    Auteur : Franck Ferric

    Date de sortie : 2014

    Editions : Denoël

    Pages : 301

     

     

    Pour avoir offensé les dieux et refusé d'endurer sa simple vie de mortel, Sisyphe est condamné à perpétuellement subir ce qu'il a cherché à fuir : l'absurdité de l'existence et les vicissitudes de l'Humanité. Rendu amnésique par les mauvais tours de Charon - le Passeur des Enfers qui lui refuse le repos -, Sisyphe traverse les âges du monde, auquel il ne comprend rien, fuyant la guerre qui finit toujours par le rattraper, tandis que les dieux s'effacent du ciel et que le sens même de sa malédiction disparaît avec eux. Dans une ambiance proche du premier Highlander de Russel Malcahy, Trois oboles pour Charon nous fait traverser l'Histoire, des racines mythologiques de l'Europe jusqu'à la fin du monde, en compagnie du seul mortel qui ait jamais dupé les dieux.

     

     

     

    Pfiouuu !! Quel mal j'ai eu à finir ce livre !! Je remercie cependant les Editions Denoël pour m'avoir permis de le découvrir. Le postulat de départ me paraissait assez tentant : un humain qui offense les Dieux et qui se retrouve à vivre éternellement une vie d'homme : vivre sur Terre, mourir et tout recommencer, à travers toutes les époques.

     

    Je vais me concentrer tout d'abord sur les (maigres) points positifs : les voyages à travers l'Histoire sont bien amenés et l'intrigue de départ avait de quoi me tenter. Voilà... J'avais prévenu que les points positifs étaient maigres !

     

    J'aurai beaucoup plus à dire concernant ce qui ne m'a pas plu, à commencer par le style d'écriture, que j'ai trouvé lourd, pesant, pas naturel et trop riche. Les adjectifs doivent former à eux seuls la moitié du roman, sans exagérer !! Ça alourdit le récit d'une façon incroyable ! Ensuite, le texte n'est pas assez aéré et les premiers chapitres sont d'une longueur !! A contrario, les derniers chapitres sont trop courts et la fin m'a laissée dubitative... Ensuite, les personnages sont out sauf attachants, ils sont plutôt repoussants, que ce soit Sisyphe, le Passeur ou tous les personnages secondaires. Enfin, le récit ne se passe qu'en temps de guerre, avec des descriptions ultra détaillées des champs de bataille et autres morts atroces... Bon, ça va bien cinq minutes, mais pas pendant trois cents pages !!

     

    En bref, j'ai été vraiment déçue par ce roman, qui avait tout pour me plaire à la lecture du résumé mais qui, au final, m'a profondément ennuyée...


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  • Titre VF : Un tour sur le Bolid'

    Titre VO : Riding the Bullet

    Auteur : Stephen King

    Date de sortie : 2000

    Editions : Le Livre de Poche

    Pages : 94

     

     

    Nouvelle diabolique, brève mais efficace, Un tour sur le Bolid' laisse peu de répit au lecteur. L'atmosphère dramatique est posée dès le départ quand Alan Parker apprend que sa mère, dont la santé est déjà fragile, a fait une attaque. Persuadé qu'il n'arrivera jamais à temps pour la revoir une dernière fois, il se laisse emmener en stop par des personnages très étranges. On ne sait jamais quelle est la part entre rêve et réalité, raison et folie.

     

     

     

    Cette courte nouvelle est un condensé de tout le talent de Stephen King. Alan Parker est un étudiant dont l'université se trouve loin de chez lui. Un jour, il reçoit un appel l'informant que sa mère vient d'avoir une attaque et qu'elle se trouve à l'hôpital. Ni une, ni deux, Alan commence à faire de l'auto-stop pour aller voir sa mère. Sauf que les chauffeurs sont de plus en plus bizarres et effrayants, jusqu'au second et dernier, George Staub, qui va imposer un choix cornélien à Al...

     

    Comme d'habitude, et avec encore plus de talent puisque cette nouvelle fait moins de 100 pages, King a réussi à mettre en place une atmosphère lourde, oppressante, angoissante... Et ce choix que doit faire Al, ce terrible choix dont les répercussions nous sont montrées à la fin, nous propose plusieurs pistes de réflexion. King se joue de nous, comme d'habitude, et il sait parfaitement comment s'y prendre, entre réalité et illusions ! Les personnages sont bien ficelés malgré la brièveté du récit. Le tout se lit d'une traite et la fin nous donne une belle leçon de vie. Dommage que ce soit si court, j'en redemande !

     


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    Et si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement?

    Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité.

    Sinistre tableau !

    Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIe siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre.

    Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait…

     

     

    Je le dis tout de go : j'ai été déçue par cette lecture, qui promettait beaucoup au vu du résumé alléchant. Ce roman nous propose une réécriture moderne des contes de notre enfance, à savoir les histoires de Blanche-Neige, Cendrillon, la Belle au Bois Dormant et le Petit Chaperon Rouge. Nos quatre héroïnes sont accompagnées de la Méchante Sorcière, du Traqueur, du Loup et des Nains.

     

    La transposition dans le monde moderne est une idée très originale qui m'a beaucoup plue. On retrouve de nombreux clins d'oeil aux contes originaux. Le duel entre le Traqueur et le Loup est très bien amené et l'on assiste à un retournement de situation que j'avoue honnêtement n'avoir pas vu venir et qui m'a scotchée, dans le bon sens du terme. Le côté roman historique est également bien présent, avec Hitler, la Seconde guerre Mondiale, le 11 Septembre 2001, les groupuscules terroristes, la mafia...

     

    Mais à part ça, j'ai trouvé les princesses très superficielles et les incessants flashbacks pour expliquer la présence de tous ces personnages au XXIe siècle ont grandement perturbé ma lecture. Cela provoque une sensation de lecture par à-coups et je n'ai pas réussi à me plonger dans cette lecture, qui reste néanmoins agréable.

     

     


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    2195. Nora Dearly, jeune fille de la haute société de New Victoria, est plus intéressée par l’histoire militaire de son pays que par les bals et les jolies robes. Elle n’imaginait pas que la mort de son père, le docteur Dearly, la projetterait au cœur des conflits qui menacent les frontières du pays… Kidnappée par une faction rebelle, Nora doit combattre ses préjugés pour comprendre leurs motivations. Bram Griswold, un jeune soldat courageux et séduisant, entend bien lui ouvrir les yeux sur la véritable menace qui pèse sur les vivants… comme sur les morts.

     

     

    Je pense que mon avis va aller à l'encontre de tous ceux que j'ai pu lire jusqu'à présent... En effet, je n'ai pas du tout accroché à cette lecture qui avait pourtant bien des atouts pour me plaire...

     

    Parmi le peu de choses que j'ai aimées, je citerais l'univers steampunk/victorien. Ce sont deux styles que j'adore et l'auteur a parfaitement réussi l'association des deux. Le style est fluide et le livre se lit très vite.

     

    Voilà le maigre butin des éléments à sauver pour moi... Car tout le reste m'a déplu au possible ! A commencer par le scénario : j'ai eu l'impression que l'auteur a eu un million d'idées et qu'elle a voulu absolument tout caser dans ce roman ! Ensuite, les zombies. En tant que traumatisée de Twilight, je me suis mise aux zombies en pensant qu'on ne pouvait pas faire pire... Je revois mon jugement... Désolée, mais une romance entre une fille humaine et un cadavre en décomposition, très peu pour moi ! Surtout que Lia Habel ne mâche pas ses mots en ce qui concerne les détails... Puis, trop de descriptions, de passages ennuyeux et longs. Du côté des personnages, rien à sauver. J'ai trouvé Nora fade, Bram trop parfait, leur relation trop décousue et abrupte (on passe de "ne me touche pas, espèce de cadavre ambulant" à "je me blottis contre toi parce que tu es l'être le plus parfait de l'univers"). Il n'y a guère que Pamela pour redresser un peu la situation. Enfin, le fait de changer de point de vue à chaque chapitre a rendu cette lecture laborieuse.

     

    En bref, un roman qui avait tous les éléments pour me plaire, à commencer par la couverture steampunk magnifique, mais au final une énorme déception.

     


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    résumé2

     

    Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d'un pénitencier dans les années 30, entreprend d'écrire ses mémoires. Il revient sur l'affaire John Caffey - ce grand Noir au regard absent, comdamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes - qui défraya la chronique en 1932.

    La ligne verte est le reflet d'un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisé par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore avec sa matraque et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l'innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.

     

    mon avis2

     

     

    Je suis restée bien longtemps à observer le clignotement de mon curseur au moment de rédiger cette chronique. C'est que La Ligne Verte, que j'ai lu et relu, est un ce ces romans qui vous retournent, vous chamboulent et vous font passer par toute un palette d'émotions qu'il est difficile après de faire la part des choses.

     

    Cela fait plusieurs années que je n'avais pas lu ce roman et pourtant, tout était resté bien clair dans ma mémoire, à tel point que j'avais l'impression de retrouver de vieux amis. Le plus étonnant, et c'est là une des grandes qualités de Stephen King, c'est que les émotions que j'ai ressenties lors de cette énième relecture ne sont en aucun cas affaiblies par le fait que je connaisse l'histoire. J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai compati, j'ai haï, j'ai été dégoûtée et attendrie au fil des pages.

     

    King signe ici un roman loin de son registre habituel, mais tellement ancré dans la réalité que ça en devient effrayant. J'avais vraiment l'impression de vivre aux côté de Paul Edgecombe en cette terrible année 1932, l'année de John Caffey, comme la boisson sauf que ça s'écrit pas pareil. Les personnages sont tous attachants, sauf Percy Wetmore qui a réveillé en moi de violentes pulsons meurtrières. Mention spéciale à Paul Edgecombe, John Caffey et Mister Jingles. Pari risqué pour King de mettre en scène un personnage bien plus effrayant que n'importe quel meurtrier : la Veuve Courant. Cette dénonciation de la peine de mort par électrocution prend toute son ampleur lors de l'exécution de Delacroix. Le style de King est vraiment unique : le surnaturel s'invite au cours de l'histoire sans avoir l'air d'y toucher grâce à John Caffey et l'humour grâce à Mister Jingles. Malgré le sujet principal du roman, la mort, je ne peux m'empêcher d'y lire un hymne à la vie.

     

    L'adaptation cinématographique avec Tom Hanks est très fidèle au live et je la recommande chaudement !

     

    Voilà un de mes romans préférés de King ! A lire absolument !

     

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    "Je suis fatigué patron, fatigué de devoir courir les routes et surtout d'être seul comme un moineau sous la pluie...Fatigué d'avoir jamais un ami pour parler, pour me dire où on va, d'où on vient et pourquoi...Mais surtout je suis fatigué de voir les hommes se battre les uns les autres. Je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde."


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    résumé2

     

    Alif est un jeune hacker vivant dans un pays du Golfe Persique où s’exerce la censure d’état. Cachés derrière leurs écrans, Alif et ses acolytes rêvent d’une révolution et s’adonnent à quelques menues tâches subversives, moyennant finances. Une routine qui se voit brusquement perturbée lorsque notre jeune génie de l’ordinateur tombe amoureux d’une princesse rencontrée sur le net qui lui confie une mission : protéger un manuscrit ancien, rare, oublié, et qui recèle un savoir occulte, la promesse d’une toute-puissance. À peine ressurgi, le livre va en effet déchaîner une avidité sans pareille et brusquement confronter Alif le geek avec le monde réel. Devenu malgré lui une sorte d’apprenti sorcier sur ordinateur, Alif se lance dans une folle épopée, entraînant avec lui son amie de toujours, Dina. Ils y croiseront les djinns et les démons d’un monde étrange, un honorable vieux sage caché dans une mosquée, et gagneront l’appui de surprenants alliés avant qu’au terme d’un périple initiatique, Alif affronte son pire ennemi, sorte d’alter ego sombre et tyrannique.

     

    mon avis2

     

    Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions Buchet-Chastel pour m'avoir permis de participer à ce partenariat.

     

    Nous suivons ici les aventures d'Alif, jeune geek hacker dans le Golfe Persique, qui se retrouve en possession de l'Alf Yeom, un livre aux étranges pouvoirs, et qui se retrouve embarqué bien malgré lui dans de nombreuses péripéties.

     

    J'avoue honnêtement que je n'ai pas été emballée par ma lecture, et que parfois je me suis franchement ennuyée. J'y trouve tout de même plusieurs points positifs : j'ai pu découvrir un roman se passant en Orient, j'ai beaucoup aimé le mariage entre traditions et croyances religieuses et monde technologique moderne, certains personnages m'ont bien plu également, comme Dina, le cheikh Bilal et Vikram.

     

    Mais de nombreuses choses sont venues gâcher le plaisir de la lecture. Tout d'abord, j'ai trouvé le rythme du roman trop lent, et la fin trop rapide et bâclée, une sorte de "tout ça pour ça". Ensuite, je ne me suis pas du tout attachée à Alif, le personnage principal, que j'imaginais comme un Q oriental. Puis, le fait que beaucoup de mots arabes ne soient pas traduits m'a un peu embrouillée, de même que tout le jargon informatique qui est parfois incompréhensible ! Enfin, je sais que j'ai reçu une épreuve non corrigée du roman - il sort en librairie au mois d'avril -, mais j'ai été horriblement gênée par les nombreuses coquilles, fautes d'orthographe et mises en page approximatives. Il est difficile de suivre un dialogue quand on ne sait pas qui dit quoi !

     

    Au final, ce qui aurait pu être un bon roman me laisse une piètre impression. Dommage.


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