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    Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennett et leurs vénérables filles, en âge de se marier.
    À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de resurgir.

     

     

     

    Tout d'abord, je tiens à adresser un grand merci à Babelio et aux Editions Stock pour cette magnifique découverte !

     

    Il est de ces livres dont on sait qu'ils marqueront irrémédiablement notre vie de dévoreur(euse) de livres. Pour moi, ce livre en a fait partie. C'est tout d'abord par sa couverture que j'ai été attirée, puis par le résumé, en grande admiratrice d'Orgueil et Préjugés de Jane Austen.

     

    Ce roman nous raconte l'envers du décor, les coulisses : tout se qui se passe en toile de fond de l'histoire originale que l'on connaît. Bien sûr, on retrouve les personnages bien connus : Elizabeth et Mr Darcy, Lydia, Jane, Mary, Mr et Mrs Bennett... Mais pour une fois, ils passent au second plan et ce sont les gens de l'ombre, les domestiques, qui se retrouvent au centre de la scène.

     

    J'ai adoré découvrir la vie des domestiques au sein d'une famille aisée anglaise du début du XIXe siècle : leur dur labeur mais aussi leurs joies simples. Pour des gens de leur condition, chaque bonheur est apprécié à sa juste valeur. Sarah, personnage principal de ce roman, est attachante, intelligente, sensée et on se plaît à la suivre dans son quotidien. Les autres personnages sont tout aussi intéressants : la jeune Polly, la sévère Mrs Hill et son époux, James le mystérieux nouveau, le séducteur Ptolémée... L'intrigue est prenante et le style d'écriture très agréable : on saluera la précision, la documentation dont a fait preuve l'auteur afin de retranscrire le plus justement possible cet univers de domesticité. Je regrette juste quelques coquilles et fautes d'orthographe, mais c'est bien la seule chose que je puisse reprocher à ce roman !!

     

    En bref, si vous aimez l'univers de Jane Austen, ou la série Downtown Abbey, ce livre est fait pour vous ! N'hésitez pas, foncez !

     


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    Automne 1804. L'arrivée d'un officier impérial va bouleverser la vie de Virginie de la Sablière. Rapidement, son regard sur le domaine parental et les gens qui y travaillent la conduira à remettre en question tout ce qu'elle croyait acquis depuis son enfance. Très vite, sa quête l'amènera à franchir le seuil de la cabane aux orties...

     

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    Tout d'abord, je tiens à remercier Livraddict et les Editions Persée pour ce partenariat. En tant qu'Historienne spécialiste de l'Empire, le résumé me parlait beaucoup avant même d'entamer la lecture. Au final, mon avis est plutôt positif, même si quelques éléments ont un peu gêné ma lecture... 

     

    Virginie de la Sablière mène une vie tranquille dans son domaine viticole, jusqu'à l'arrivée d'un officier de l'armée impériale porteur de bien tristes nouvelles... Forcée de prendre les rênes de son domaine, Virginie va, sans le savoir, mettre le pied dans un engrenage infernal, fait de révélations, de trahisons, de secrets et de mensonges. Elle va tenter de démêler cet écheveau, à ses risques et périls...

     

    J'ai beaucoup aimé l'enquête que va mener notre héroïne : on passe de surprises en rebondissements, les personnages ne sont pas toujours ce qu'ils semblent être, chacun cache des secrets et l'on a bien du mal à distinguer le vrai du faux... L'auteur prend un malin plaisir à nous balader d'une théorie à l'autre et, à chaque fois que l'on croit tenir un bout de la vérité, un événement vient tout remettre en cause et fait s'effondrer toutes les théories que nos avions pu imaginer ! Une grande habileté de la part de l'auteur de ce côté-là ! Les personnages sont tous convaincants, tant les nobles que les "gens" du domaine. Le contexte historique est bien respecté, mais j'aurais aimé voir plus d'allusions à ce début d'Empire. Autre très bon point pour l'auteur : la fin ! Mais quel cliffhanger !! A nous laisser en plan en plein milieu d'une telle scène, ça donne très envie de lire la suite !

     

    Passons aux quelques points qui m'ont gênés : des descriptions parfois trop longues et, à chaque fois qu'un fait nouveau apparaît, Virginie fait une sorte de "bilan" des questions qu'elle se pose et, comme ce sont bien souvent les mêmes qui reviennent, cela devient parfois un peu redondant... Honnêtement, une bonne soixantaine de pages en moins ne m'aurait pas fait de mal ! Autre petit point qui, je l'espère, sera corrigé dans la version définitive (je tiens à préciser que j'ai reçu une épreuve non corrigée du manuscrit) : répéter inlassablement les noms des protagonistes en entier ! A chaque phrase, on nous sert du "Virginie de la Sablière", du "Capitaine Croix d'Aubois", du "Nicolas Presca de la Hire", au bout d'un moment, cela devient légèrement agaçant !

     

    En bref, une enquête sur fond historique très bien menée, malgré quelques longueurs et des redondances parfois un peu lassantes. Je ne manquerai pas de lire la suite ! Un auteur à suivre !

     


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    Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan... Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme...

     

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    En général, j'aime beaucoup le style de Jean Teulé, mais là je dois avouer être un peu déçue de ma lecture.

     

    Tout le monde connaît les tribulations d'Athénaïs de Montespan à la cour de Louis XIV, le Roi Soleil, mais on connaît beaucoup moins la vie de son mari, Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan. Ce Gascon fougueux est éperduement amoureux de sa femme et, là où d'autres en feraient bonne fortune, il voit d'un très mauvais oeil que son épouse devienne la favorite du plus grand roi d'Europe.

     

    En cela, j'ai beaucoup aimé le roman, qui nous dévoile les dessous de la monarchie, sous des apparences moins brillantes que le Château de Versailles. L'humour est omniprésent, et j'ai beaucoup ri. Les inventions du marquis pour montrer son mécontentement à Louis XIV sont exceptionnelles de culot et de drôlerie ! Le carrosse cornu en est un bel exemple. Et le passage à la Cour d'Espagne est hilarant ! L'attachement du marquis à sa femme envers et contre tout est touchant et l'on en vient à voir Louis XIV sous un nouveau jour, bien plus sombre, car on s'attache à la vie de ce marquis sans véritable fortune. 

     

    Mais, car il y a un mais, le langage est trop cru, trop vulgaire, trop salace. D'habitude, dans le travail de Teulé, cela ne me gêne pas plus que ça, mais là c'était vraiment too much et on a parfois l'impression de tomber dans le voyeurisme sans intérêt car il n'apporte rien à l'histoire. Parfois, il aurait fallu que les faits soient racontés sous forme d'allusions plutôt que racontés dans le détail et par le menu...

     

    Je continuerai tout de même à lire les livres de cet auteur, en espérant qu'il atténue un peu sa marque de fabrique...


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    Voici le roman d'une poignée d'artisans de génie installés à Crémone, dont Antonio Stradivari, le plus grand luthier de tous les temps, qui achève de transformer le violon vulgaire et grinçant des ménétriers en instrument royal. Durant plus de soixante ans, l'atelier de Stradivari livre aux rois et aux princes des violons aux sons et aux vernis magiques, jamais égalés depuis. Dans le roman de Jean Diwo, la musique baroque fait vibrer les chapelles, les salles de concerts, et se mêle intimement à l'histoire des luthiers . A Rome, Corelli fait pleurer la reine Christine de Suède en jouant de son stradivarius et le révérend Antonio Vivaldi entraîne Venise dans le tourbillon de ses "Quatre saisons". Le "Prêtre roux", s'il ne dit pas la messe, dirige de son archet enchanté l'école de musique des jeunes filles de la Pietà et trimbale à travers les cours d'Europe, et jusqu'au Vatican, sa cohorte de nonnettes musiciennes et chanteuses. Ainsi, pris par la magie du violon, artisans et grands seigneurs, jeunes femmes espiègles et mères de famille austères, apprentis et virtuoses vivent, aiment et meurent dans une Italie à la fois rayonnante et déchirée.

     

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    C'est le premier livre de cet auteur que je lis, et bien que je lui ai trouvé plusieurs points positifs, je ne sais pas si j'en lirai d'autres.

     

    Du côté des points positifs, on se doit de souligner la plume légère de l'auteur, qui arrive à nous emporter très facilement dans son univers, de l'atelier des luthiers aux palais vénitiens. Une jolie promenade dans l'Italie des XVIIe et XVIIIe siècles, où l'on croise beaucoup de personnages célèbres : Antonio Stradivarius, Antonio Vivaldi, la reine Christine de Suède et bien d'autres. Le côté découverte du métier des luthiers est passionnant.

     

    Mais, car il y a un mais (même plusieurs !), que c'est long !!! Ce roman comporte beaucoup de longueurs, il n'y a quasiment pas d'action ! De plus, les nombreux termes italiens pourraient rebuter pas mal de lecteurs. Aussi, une multitude de personnages, qui parfois portent le même nom quand il s'agit de membres de la même famille, fait qu'il y a de quoi s'y perdre ! J'ai eu aussi l'impression que l'on passait souvent du coq à l'âne : j'ai trouvé l'histoire décousue et peu palpitante.

     

    Reste le plaisir d'en avoir découvert plus sur Stradivarius et Vivaldi, deux artistes que j'apprécie particulièrement.

     

    Bref, une lecture agréable mais loin d'être inoubliable.


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