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    Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme...

     

     

     !! Attention ! Peut contenir des spoilers de Shining !!

     

    Mon premier King de 2015, la suite de Shining, un pari risqué pour l'auteur, d'écrire la suite d'un de ses plus grands succès. Au final, c'est une réussite malgré quelques petites choses qui ne m'ont pas plues...

     

     

    J'ai beaucoup aimé retrouver les personnages de Shining, roman que j'avais adoré et qui est vraiment terrifiant ! L'évolution de Danny m'a convaincue : il a malheureusement suivi les traces de son père dans l'alcoolisme, mais le Don est toujours très présent chez lui. Cela lui permet d'être embauché dans un hospice où il aide les mourants à passer de l'autre côté, gagnant au passage le surnom de Docteur Sleep. L'autre personnage pour lequel j'ai eu une grosse préférence, c'est Abra, cette fillette qui possède le Don dans des proportions faramineuses et qui est la cible d'un groupe de vilains pas beaux qui la veulent pour leur dîner... Elle est franche, débrouillarde, drôle et j'ai adoré ce personnage, surtout dans sa relation avec Dan. Le lien télépathique est très bien exploité. Du côté des autres personnages, j'ai également beaucoup aimé Rose, Billy et John. Je ne vous dis pas qui est bon et qui est mauvais pour vous laisser la surprise ! ;-)

     

    L'histoire est prenante, on a envie de savoir le fin mot de l'histoire et, comme d'habitude, King parvient à nous embarquer sans aucune difficulté dans les mondes les plus abracadabrantesques ! Beaucoup de références sont faites à Shining (Dan doit retourner en un certain lieu, il se souvient des occupants de l'Overlook, des buissons en forme d'animaux...). L'écriture est toujours aussi fluide et agréable, avec une bonne dose d'humour et de critique dissimulée. Et, comme à son habitude, la postface (surtout la toute fin...) nous laisse avec un frisson, à regarder derrière nous avec un soupçon de terreur...

     

     

    Le fait est que tout n'est pas parfait dans ce roman, j'ai malheureusement quelques réserves à émettre sur certains points. Tout d'abord, j'ai trouvé le tout beaucoup trop long !! Il y a certains passages interminables et je pense que l'histoire n'aurait pas souffert d'avoir 200 pages de moins ! J'ai mis du temps à entrer dans l'histoire (environ 200 pages sur 768), mais même après être entré dans l'histoire, ces passages longs sont présents jusqu'à la fin.

     

    Ensuite, j'ai trouvé les grands méchants, le "Nœud Vrai", très peu crédibles... A part pour un personnage, je ne vois pas vraiment leur intérêt.

     

    Enfin, je n'ai pas du tout aimé la "révélation" qui concerne Dan et Abra, pour moi c'est un raccourci qui n'aurait pas dû être fait et qui gâche un peu tout le pan du Don...

     

    En bref, j'ai beaucoup aimé cette suite dans son ensemble, même si on est pas au niveau du grand King de Shining.

     


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  • Titre VF : Misery

    Titre VO : Misery

    Auteur : Stephen King

    Date de sortie : 1989

    Editions : Albin Michel

    Pages : 391

     

     

    Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l'a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui a rapporté beaucoup d'argent, mais l'a aussi étouffé : sa mort l'a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
    Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d'Annie Wilkes, l'infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d'avoir fait mourir Misery Chastain. Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n'a pas le choix...

     

     

     

    Cela fait des années que je n'ai pas relu Misery. Je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour le Challenge Stephen King 2014 et en ce mois d'octobre, j'ai trouvé que ça collait parfaitement avec Halloween. Et que dire, sinon que cette lecture est toujours un coup de cœur ?

     

    Paul Sheldon vient de terminer son nouveau manuscrit. Finies les aventures de Misery Chastain, qu'il vient de tuer dans sa dernière aventure ! Pour fêter le nouveau Sheldon, il s'enfile deux bouteilles de Dom Pérignon puis prend la route et se retrouve piégé dans un tempête. Sa voiture - et lui avec - se retrouve précipitée dans un ravin. Heureusement (ou pas...), Paul est sauvé par Annie Wilkes, ancienne infirmière et son admiratrice numéro 1. Et c'est là que commence le cauchemar pour notre écrivain, car son infirmière ne peut supporter la mort de Misery : elle va tout faire pour forcer Paul à revenir sur ce dernier rebondissement. Et quand je dis tout, c'est un euphémisme...

     

    Car Annie Wilkes est une dangereuse cinglée, qui nous plonge dans un effroi de plus en plus profond au fur et à mesure que l'on prend conscience de l'étendue de sa folie. Comme d'habitude chez King, la folie est extrêmement bien décrite, détaillée, on a l'impression d'être à l'intérieur du personnage et de voir tous les rouages s'enclencher. On est de tout cœur avec le pauvre Paul Sheldon qui subit un enfer au-delà de tout ce que l'on peut imaginer. Dans ce huis-cols étouffant, l'auteur parvient à nous enfermer avec les deux protagonistes et on assiste, impuissants, au duel entre Paul et Annie. Ce roman est un véritable page turner : on a envie de connaître la fin, de voir si l'instinct de survie de Paul est plus fort que la folie destructrice d'Annie. Et le doute persiste jusqu'à la fin, apothéose grandiose de ce nouveau chef-d'œuvre du Maître de l'horreur et du suspense.

     


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  • Titre VF : Rage

    Titre VO : Rage

    Auteur : Stephen King (Richard Bachman)

    Date de sortie : 1990

    Editions : Albin Michel

    Pages : 244

     

     

    Charles Decker est, en apparence, un petit lycéen américain bien tranquille. Mais, entre un père violent qu'il déteste et une mère fragile, il rage à froid. Un jour, cette rage éclate et il abat, d'un coup de revolver, sa prof de maths. Puis, il s'empare du pouvoir, autrement dit, il prend sa classe en otage. Il va alors contraindre ces condisciples a se livrer a un déballage furieux, a se débarrasser de toutes les haines accumules en secret : contre les parents, la société corrompue, l'école pourrie, la lâcheté et l'incompréhension des adultes.

     

     

     

    Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de livre de mon grand ami King. Mais le challenge s'est rappelé à mon bon souvenir et j'ai décidé de m'y remettre avec une relecture de Rage. Ce roman, vous ne le trouverez plus dans le commerce... Ou alors d'occasion, mais à des prix souvent faramineux. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que King lui-même a demandé l'arrêt de la publication suite à plusieurs fusillades dans des lycées aux Etats-Unis. Le rapport ? Chaque responsable de ces fusillades possédait un exemplaire de Rage...

     

    Cela commence à vous faire réfléchir, pas vrai ? Car qu'ont pu trouver ces jeunes dans ce livre ? Charles Decker est un adolescent comme un autre, avec une vie de famille un peu foireuse certes, mais pas la pire du monde. Un matin, alors qu'il contemple tranquillement un écureuil qui se promène sur la pelouse de son lycée, il est appelé dans le bureau du proviseur... C'est là que toute la rage qu'il a accumulée pendant des années va se déverser. Il tue froidement sa prof de maths et prend toute sa classe en otage.

     

    C'est là que King prend un virage assez étonnant : cette prise d'otages se transforme en une session de "thérapie" où chacun et chacune déballe ce qu'il a sur le coeur : rancunes, jalousies, haine envers les adultes... le tout mené à la baguette (ou plutôt au pistolet) de Charlie. Tous ces ados ont leurs problèmes et l'on en vient à les prendre en pité, et à être "contre" le camp des adultes, qui semblent ne rien comprendre aux problèmes de ces jeunes. 

     

    Je vous l'accorde, certaines ficelles sont grosses... On pardonne au Maître, il n'en est qu'à ses débuts ! Mais on est inévitablement pris dans l'engrenage d'une plume qui ne nous laisse pas un seul instant de répit, jusqu'aux toutes dernières pages... On n'est pas loin du coup de cœur mais il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour que tout soit parfait.

     

     


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    A dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté...
    Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau !  Mais c'est compter sans l'aigreur et la mesquinerie des autres élèves.
    Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?

     

     

    Cela faisait des années que je n'avais pas relu Carrie, aussi c'est avec plaisir que je me suis replongée dans l'univers du grand King. Retrospectivement, quand on sait que ce fut le premier roman de l'auteur, on peut légitimement se dire que, pour un premier coup, il frappe fort ! Bien que Carrie ne soit pas mon préféré de King, il réussit encore une fois à nous faire entrer dans un univers à la fois réaliste et fantastique.

     

    Carrie n'est pas une fille comme les autres. Douée du pouvoir de télékinésie, elle est enfermée dans une vie effroyable à cause de sa mère, complètement folle à lier, fanatique religieuse jusqu'au bout des ongles. Pour ne rien arranger, elle est le souffre-douleur des autres élèves du lycée : les humiliations succèdent aux moqueries, sans aucun répit. Jusqu'au jour où...

     

    Le découpage du roman est original : pas de chapitres, mais un récit entrecoupé de témoignages, d'extraits de livres, de procès... Dès le début, on connaît l'issue tragique du roman. Loin de lui enlever de l'intérêt, cela nous donne encore plus envie de savoir comment on en est arrivé là. On ressent de l'empathie et de la pitié pour Carrie, malgré les atrocités qu'elle va commettre. On ressent du dégoût pour sa mère et pour les affreuses qui se moquent d'elle dès que l'occasion se présente. Le crescendo final de l'horreur est magistralement construit, et l'on ne ressort pas indemne de cette lecture. Comme à son habitude, King ne lésine pas sur les détails, et il va presque au-delà des limites du supportable dans ses descriptions ! J'adore ! *oui, je suis sadique...*

     

    Un grand King et un must pour tous les fans du genre et/ou de l'auteur !

     

     

     


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    Stephen King sous le pseudonyme de Richard Bachman.

    " Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais c'est allé plus vite une fois que j'ai surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physique, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant . Si c'était ça, nous aurions tous une bonne chance. "

    Ainsi Mc Vries définit-il l'horrible marathon auquel il participe ; marcher le plus longtemps possible, sans jamais s'arrêter, en respectant des cadences. Fautes de quoi, les concurrents de cette longue "longue marche" sont abattus d'une balle dans la tête.

    Des cent concurrents au départ, il ne restera qu'un seul à l'arrivée qui aura, pour prix de son exploit, la possibilité de posséder tout ce qu'il désire. S'il désire encore quelque chose...

     

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    Voilà un des grands classiques de Stephen King que j'ai pris plaisir à relire dans le cadre du Challenge Stephen King 2013. Le postulat de départ est simple : une Marche, cent concurrents, un seul vainqueur. Pour les autres, le "ticket" : une balle dans la tête.

     

    J'aime beaucoup cette facette de l'écriture de King : l'histoire de départ paraît simple, voire même simpliste, et pourtant on se retrouve embarqué dans une guerre des nerfs, face à soi et face aux autres, qui fait ressortir le pire de l'être humain. Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs ! 

     

    Nous suivons Ray Garraty, ado de 16 ans engagé dans cette Longue Marche, qui retrouve les 99 autres marcheurs sur la ligne de départ. Aucune indication de date, ce qui permet d'imaginer cette histoire dans le passé ou dans le futur. Garraty est, somme toute, assez banal, comme tous les autres personnages et pourtant ils vont se révéler au fil des kilomètres. On suit la descente aux enfers de ces adolescents qui, pour la plupart, ne savent même pas pourquoi ils se sont engagés dans cette folie. Et le pire, pour moi, c'est cette foule, hurlante, hystérique, avide de mort, qui acclame les concurrents tout au long de leur périple. Et, au final, on se demande qui sont les monstres : cette foule qui se délecte de la mort ou ces marcheurs qui ne sont plus que l'ombre d'eux mêmes, qui marchent non plus pour une quelconque gloire ou reconnaissance mais pour survivre, survivre à soi et aux autres.

     

    La fin abrupte ne m'a pas dérangée : elle est ouverte et laisse le loisir au lecteur de se faire sa propre fin, quelle qu'elle soit...

     

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    Quand arrive la pleine lune, une peur sans nom s'empare des habitants de Tarker Mills, petite bourgade tranquille nichée au creux des profondes forêts du Maine. Tous entendent, derrière la plainte du vent, des grondements de fauve auxquels se mêlent encore les échos d'une voix humaine. Le monstre est là. Qui tuera-t-il ? L'horreur commença en janvier sous la lueur glacée de la pleine lune. Un premier hurlement insoutenable déchira la nuit. C'était le début de "L'année du loup-garou".

     

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    Je suis toujours étonnée de voir à quel point Stephen King parvient à installer un sentiment d'angoisse et de peur en seulement quelques pages... Mais commençons par le commencement...

     

    Première lecture dans le cadre du challenge Stephen King 2013 organisé par bouquinovore sur Livraddict, j'ai décidé de commencer par un des rares Stephen King que je n'ai jamais lu. Et force est de constater que le monsieur a toujours la capacité à me surprendre, même après toutes ces années !

     

    On a ici affaire à un style de narration tout à fait particulier : 12 mini nouvelles représentant chacune les 12 mois de l'année, accompagnées à chaque fois d'une illustration en noir et blanc de Berni Wrightson. La brièveté de ces nouvelles ainsi que le noir et blanc des dessins renforce le sentiment de froid et d'angoisse que l'on ressent dès les premières pages. D'où la première phrase de cette chronique ! On commence donc au mois de janvier avec le meurtre d'un homme qui nous est vaguement décrit... S'ensuit alors une histoire sanglante, pendant laquelle on s'attachera à cetains personnages, on en détestera d'autres et on tentera de découvrir l'identité de la bestiole (pour un fois, j'ai trouvé ! Youpi !).

     

    Le style de King est toujours diablement efficace, même en si peu de pages (moins de 130, illustrations comprises). Une très bonne découverte !

     

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    Situé dans les montagnes Rocheuses, l'Overlook Palace passe pour être l'un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté... L'hiver, l'hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l'habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s'appelle Jack Torrance : c'est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d'échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny. Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l'on croit disparus. Ce qu'il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l'Overlook Palace, c'est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l'hôtel ?

     

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    Voilà un Stephen King que je n'avais encore jamais lu (et pourtant Dieu sait si j'en ai lu beaucoup !). C'est maintenant chose faite et je me demande bien pourquoi je ne l'avais pas lu avant ! Ce livre est juste un trait de génie !

     

    Ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'il ne se passe rien d'extraordinaire pendant la première moitié des 570 pages, et pourtant, on ressent comme une angoisse, un sentiment oppressant sous-jacent. Dès les premières pages, on sait que quelque chose d'horrible va se passer, mais on ne sait pas où, ni quand, ni comment, et à chaque page tournée, l'angoisse monte, monte et monte encore jusqu'aux cent dernières pages, où tout s'emballe à un rythme effréné.

     

    Je dois avouer que j'ai lu ce livre le soir, et je n'étais pas rassurée... Chaque grincement ne faisait que renforcer la sensation angoissante qui se dégage de ce livre. L'épisode des buis, en particulier, m'a drôlement fait flipper !! D'ailleurs, pour les connaisseurs de Doctor Who, ils m'ont beaucoup fait penser aux Anges Pleureurs (Don't turn your back, don't look away and don't blink !). La chambre 217 et l'aire de jeux sont également des passages bien effrayants...

     

    Au niveau des personnages, j'ai adoré Danny, Dick Hallorann et Wendy, mais j'ai détesté Jack. C'est d'ailleurs bien pour cela que King l'a créé ainsi. C'est vraiment un homme détestable, qui nous montre bien les ravages que l'alcool peut avoir sur l'homme. Je n'ai pas aimé l'homme, mais le personnage est très bien écrit (je ne sais pas si je suis claire, là... Parfois, je ne me comprends pas moi-même ! ^^)

     

    Bref, un des Stephen King les plus angoissants qu'il m'ait été donné de lire ! Je vais maintenant tâcher de voir l'adaptation de Kubrick, rien que pour la prestation de Jack Nicholson, malgré le fait que ce ne soit pas du tout une adaptation fidèle du livre.

     

    challenge stephen King 2012


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    Ne cherchez jamais à connaître cet Autre qui sommeille en vous...

     

    Dans la lignée de Différentes Saisons, un King démoniaque où les mariages se disloquent sous le poids de secrets plus noirs que les ténèbres, où l'avidité et la culpabilité distillent goutte à goutte leurs venins, où la seule certitude est que le pire reste encore à venir.

     

    "Quatre nouvelles aussi puissantes que dérangeantes, chacune dans son genre" Neil Gaiman

     

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    Et oui, encore un Stephen King ! On ne me changera pas ! ^_^ Je commencerai par dire que c'est du bon, du très bon King ! Dans la lignée de l'excellent Dôme, on retrouve ici le King des nouvelles, toujours aussi machiavélique, sur le thème de la vengeance ! Je vais donner mon avis nouvelle par nouvelle, ça sera plus logique !

     

    1922 : Première nouvelle de ce recueil, et tout de suite on entre dans le vif du sujet ! Un fermier du Nebraska assassine sa femme avec la complicité de leur fils pour l'empêcher de vendre sa propriété à un éleveur de porcs. Le début d'une véritable descente aux enfers dans un univers de violence et de paranoïa. King nous fait ici entrer dans l'univers d'un fermier des années 20, qui va assassiner sa femme pour raisons "commerciales"... Un assassinat qui aurait dû être propre et sans bavure (notez l'utilisation du conditionnel...), mais qui va se révéler être le début d'un véritable cauchemar... Comme d'habitude, King réussit à instiller la peur même à des moments où elle n'a pas lieu d'être. De plus, l'omniprésence des rats se révélera être un élément essentiel de l'histoire, et la fin est surprenante... En bref, on commence fort !

     

    Grand Chauffeur : Un auteur de polar se fait violer sauvagement au bord d'une route. Rendue à moitié folle par l'agression, elle décide de se venger elle-même de l'homme et de son effrayante complice... Après le meurtre, on passe au viol ! Charmant... Cette fois-ci, l'auteur nous fait entrer dans le psyché d'une femme victime de viol et qui va chercher, de la façon la plus méticuleuse qui soit, à faire justice elle-même. Mais même avec la plus grande préparation, on n'est pas à l'abri de l'élément de surprise... Moins angoissante que la première nouvelle, on se prend parfois tout de même à retenir son souffle et l'on ne peut s'empêcher de vouloir vite vite tourner les pages pour connaître la suite !

     

    Extension Claire : Un homme atteint d'un cancer fait un pacte faustien avec un inconnu : en échange d'un peu de vie, il vend un ami d'enfance dont il a toujours été jaloux pour souffrir (ô combien !) à sa place... On entre ici dans une différente forme de vengeance, sous la forme de la haine que le personnage éprouve pour son meilleur ami, qui a toujours mieux réussi que lui, dans tous les domaines. Après avoir rencontré un homme du nom de Dabiel (notez l'anagramme...) sur le bord de l'autoroute, comme par miracle tous ses soucis disparaissent... pour mieux réapparaître (en pire) chez ce fameux meilleur ami, mais pas seulement chez lui... King s'attaque ici au pacte faustien dans toute sa splendeur, et l'on a plaisir à voir les peronnages souffrir !

     

    Bon Ménage : Une femme découvre par hasard qu'elle vit depuis plus de vingt ans aux côtés d'un tueur en série. Que va-t-il se passer maintenant qu'il sait qu'elle sait... Un couple sans histoire, marié depuis 27 ans, qui a réussi dans la vie professionnelle, dont les enfants sont épanouis et indépendants. Mais tout change le jour où Darcy découvre l'horrible vérité sur son mari Bob, et sa double vie. Elle sait, et il sait qu'elle sait... Que faire ? Se taire ? Aller voir la police ? Agir ? Le dilemme d'une femme confrontée à la réalité et qui va devoir faire un choix... Encore une très bonne nouvelle, et l'on a toutes les peines du monde à savoir comment cette histoire va finir, car tous les scenarii sont possibles et King ne donne aucun indice sur celui qui va finalement se produire... J'ai également remarqué un énorme clin d'oeil au Coraline de Neil Gaiman dans la façon qu'a le personnage de Darcy de fixer les miroirs en étant persuadée que ce qu'elle voit n'est pas le reflet de sa maison mais un monde parallèle (presque) identique...

     

    Au final, je dois dire que j'ai adoré ma lecture, que j'ai adoré le caractère dérangeant de la première nouvelle et que j'ai pris un grand plaisir à voir souffrir les personnages dans les autres ! Encore un autre exploit du Maître !

     

    challenge stephen King 2012


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    Une momie qui s'anime pour discuter avec les scientifiques qui l'ont découverte, un prisonnier qui hésite entre deux morts affreuses... Entre satire, rire grotesque et folie, Edgar Poe nous entraîne au coeur de ses peurs sublimées par la traduction du poète Charles Baudelaire.

     

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    Il s'agit ici de ma première lecture de Poe... Certains crieront au scandale, mais mieux vaut tard que jamais ! ^^ On retrouve donc ici trois nouvelles extraites des Nouvelles Histoires Extraordinaires.

     

    Petite Discussion Avec Une Momie : J'ai adoré ! Qu'est-ce que j'ai ri ! Je ne m'imaginais pas ça de la part de cet auteur, et me voilà bien corrigée ! Le débat entre la momie et les scientifiques pour savoir quelle civilisation, celle pharaonique égyptienne ou la civilisation "contemporaine" (autrement dit, celle du narrateur), est la meilleure. La momie, tout particulièrement, m'a beaucoup plu !

     

    Le Puits et le Pendule : On change totalement de style par rapport à la nouvelle prévédente. Ici, l'angoisse et l'effroi sont au rendez-vous ! J'ai aussi adoré cette nouvelle, glaçante, sordide et sadique, qui n'est pas sans rappeler Stephen King (et oui, encore lui ! ^^). La fin nous laisse sur notre faim... J'aurais aimé autre chose (je garde le suspense pour celles et ceux qui ne l'ont pas lu ! ^^).

     

    Le Roi Peste : Je l'avoue honnêtement, je n'ai absolument rien compris à cette nouvelle ! On change encore radicalement de style d'écriture, je n'ai pas entrevu le moindre soupçon de scénario cohérent. Bref, déception.


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