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    Sur la route d'Anvers, Étienne rencontre Nina, une mystérieuse jeune femme pourtant supposée avoir été assassinée la veille.
    Ensemble, ils essayent de se joindre à l´enquête de la commissaire Justine Chevalier afin de comprendre pourquoi elle a été tuée.
    Mais comment expliquer qu'Étienne soit le seul à voir Nina ?
    Pourquoi l'a-t-elle choisi lui, un simple chauffeur routier ?
    Comment la commissaire et son équipe voient-ils cette aide pour le moins... inattendue ?

     

     

    Tout d'abord, je tiens à souligner le magnifique travail qui a été fait sur la couverture de ce roman. Elle est superbe, malgré le fait qu'elle dévoile un élément essentiel de l'intrigue...

    Ensuite, je dois vous avouer que je ressors très déçue de cette lecture... L'intrigue est bien sans être formidable, c'est du vu et du revu. Je note tout de même le talent de l'auteur, qui parvient à nous emmener sur de nombreuses fausses pistes, même si je me suis doutée de l'identité du coupable avant la fin. Le côté surnaturel est beaucoup trop superficiel : j'aurais aimé plus d'explication sur le pourquoi de la présence de Nina. J'ai trouvé que cet aspect apportait peu à l'hisoire.

    Du côté des personnages, là encore, rien d'exceptionnel, je ne suis pas parvenue à m'attacher à eux. Etienne est le personnage qui a le plus de profondeur, sa personnalité est bien développée et il évolue bien au cours du roman. Les autres personnages, même Nina, m'ont laissée de marbre, je n'ai pas réussi à ressentir quoi que ce soit pour eux...

    Enfin, l'auteur a une façon étrange de narrer son histoire : les dialogues ne sont pas du tout crédibles, car personne ne s'exprime ainsi dans la vie de tous les jours !

    En bref, une lecture sans plus pour moi, qui ne restera pas longtemps dans ma mémoire...

     

      


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    Huit ans après que «la paix dans l'honneur» a été signée entre l'Angleterre et l'Allemagne, les membres du groupe de Farthing, à l'origine de l'éviction de Churchill et du traité qui a suivi, fin 1941, se réunissent au domaine Eversley pour le week-end. Bien qu'elle se soit mariée avec un Juif, ce qui lui vaut d'habitude d'être tenue à l'écart, Lucy Kahn, née Eversley, fait partie des invités. Les festivités sont vite interrompues par le meurtre de Sir James Thirkie, le principal artisan de la paix avec Adolf Hitler. Sur son cadavre a été laissée en évidence l'étoile jaune de David Kahn. Un meurtre a eu lieu à Farthing et un coupable tout désigné se trouvait sur les lieux du crime. Convaincue de l'innocence de son mari, Lucy trouvera dans le policier chargé de l'enquête, Peter Antony Carmichael, un allié. Mais pourront-ils ensemble infléchir la trajectoire d'un Empire britannique près de verser dans la folie et la haine?

     

     

    Je tiens à remercier Célia et les Editions Denoël pour m'avoir permis de découvrir ce titre.

     

     

    J'ai beaucoup apprécié le style de ce roman, à savoir l'uchronie. Il s'agit de se baser sur un événement de l'Histoire et de se demander ce qu'il se serait passé si... En l'occurrence, ici, nous sommes dans une situation de statu quo depuis 1941 : l'Angleterre a fait la paix avec Hitler, dont l'empire est figé dans sa situation de 1941, camps de concentrations inclus et Staline est toujours en Russie avec ses conquêtes personnelles. 

     

    Du côté de l'histoire, j'ai retrouvé un peu de l'esprit des enquêtes d'Hercule Poirot, en plus dans un huis-clos, ce que j'adore. Autre point positif, je n'ai pas découvert le coupable avant que le roman ne m'en fasse la révélation : c'est toujours agréable d'être surpris ! Les personnages sont tous hauts en couleurs, j'ai une préférence pour le couple Kahn et pour le policier Carmichael et j'ai adoré le rythme de la fin de l'histoire, on aurait dit une cavalcade. 

     

    Enfin, autre point non négligeable : la fin !! Je l'ai trouvée tellement démoniaque que j'ai hésité un instant pour savoir si je l'aimais ou non... Et finalement, plus j'y réfléchis, plus je me dis qu'elle colle parfaitement avec le contexte politique présenté par l'auteur... Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

     

     

    J'ai eu tout de même du mal à entrer dans l'histoire : j'ai trouvé les cent premières pages longues et sans grand intérêt... Ensuite, le rythme est assez inégal : des moments d'action entrecoupés de longs passages expliquant les enjeux politiques et géopolitiques de l'action de tel ou tel personnage.

     

    Enfin, une interrogation : pourquoi tant mettre l'accent sur l'homosexualité ou la bisexualité ?? J'ai trouvé que cela n'apportait rien à l'histoire et la répétitivité devenait vite lassante...

     

    En bref, une lecture agréable mais néanmoins pas exempte de défauts, qui m'a un peu laissée sur ma faim, malgré une fin diaboliquement efficace.

     


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  • Titre VF : L'Oiseleur

    Titre VO : Der Federmann

    Auteur : Max Bentow

    Traduction : Céline Hostiou

    Date de sortie : 2014

    Editions : Denoël

    Pages : 323

     

     

    Seul point commun de ses victimes : une abondante chevelure blonde qui semble rappeler les plumes d’oiseaux dont il couvre leur corps…

    L’inspecteur Nils Trojan traverse une phase difficile. Divorcé, père d’une fille unique, il consulte en secret une fois par semaine la psychologue Jana Michels car il souffre de crises d’angoisse. En tant qu’inspecteur de la brigade criminelle, il ne peut se permettre de montrer le moindre signe de faiblesse.
    Un jour, dans un quartier populaire de Berlin, il trouve le corps d’une jeune femme, violemment assassinée. Elle a le crâne rasé, recouvert de plumes, et un oiseau mort a été placé à l’intérieur de la plaie mortelle. Avant que Trojan n’ait le temps de comprendre ce qui s’est passé, l’Oiseleur frappe à nouveau, laissant la même signature macabre. L’inspecteur comprend très vite que l’Oiseleur est attiré par les femmes jeunes, blondes, à l’épaisse et ondoyante chevelure… Exactement le portrait de Jana. Dès lors, un duel à mort s’engage entre Nils Trojan et le dangereux psychopathe.

     

     

     

    Je tiens tout d'abord à remercier les Editions Denoël et Célia, qui m'ont permis de découvrir ce titre.

     

    En premier lieu, je souhaite féliciter le graphiste en charge de la couverture : elle est absolument magnifique : le fond que vous voyez gris mat sur l'image est en réalité gris brillant, ce qui fait ressortir les plumes.

     

    J'ai beaucoup aimé le postulat de départ, que vous pouvez découvrir dans le synopsis ci-dessus : le modus operandi du tueur intrigue et donne envie de découvrir ce roman. Malheureusement, je suis passée à côté de ma lecture et je n'y ai pas pris autant de plaisir que je l'espérais...

     

    Commençons par les personnages : je les ai trouvés sympathiques mais sans plus. Je n'ai ressenti aucune empathie à leur égard, et ils n'étaient pas assez approfondis selon moi. D'après la fin, on se doute qu'il d'agit du premier tome des aventures de Nils Trojan, alors j'espère que les personnages seront plus développés dans les tomes suivants. Même le meurtrier manquait cruellement de personnalité ! Du côté de l'intrigue, je l'ai trouvée très plate et même les rebondissements n'ont pas réussi à m'entraîner. Le fait que l'action se déroule à Berlin nous perd un peu, en tout cas pour les non germanophones comme moi, qui peineront à retenir le nom des rues et parfois même des personnages...

     

    Néanmoins, le livre ne manque pas d'aspects positifs : on a envie malgré tout de connaître le fin mot de l'histoire. La façon de faire du meurtrier est tout à fait démoniaque ! Elle aurait mérité une évaluation plus poussée de son psyché. Ensuite, la plume de l'auteur est agréable, même si elle manque parfois de finesse.

     

    En bref, une déception pour ce roman qui n'aura pas su me captiver...


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  • Titre VF : A mains nues

    Titre VO : Mani nude

    Auteur : Paola Barbato

    Traduction : Anaïs Bokobza

    Date de sortie : 2014

    Editions : Denoël

    Pages : 496

     

     

    Il a seize ans, une gueule d’ange, un avenir tout tracé. Un jour, il se rend compte qu’il peut tuer sans le moindre scrupule. Un monde nouveau s’offre à lui… Davide a eu une enfance choyée et sans histoires. Un soir, lors d’une fête, il est kidnappé et enfermé à l’arrière d’un camion. Tapi dans le noir, un inconnu lui saute dessus et tente de le massacrer. Terrorisé, Davide agit par réflexe et tue son adversaire. Il est alors conduit dans une cave, où il rejoint d’autres prisonniers. Comme lui, ils sont là pour s’entraîner à combattre et intégrer un jour l’élite des tueurs. Abasourdi, Davide comprend que son seul moyen de survie est de tuer. Il remporte chacun de ses combats. Un jour il décide de s’enfuir, mais l’organisation ne l’entend pas de cette oreille… Naît-on assassin? C'est la question que se pose Davide tout au long du roman lorsqu’il découvre qu’il peut tuer avec ses poings sans le moindre scrupule. Analyse psychologique très fine sur les rapports entre kidnappeur et otage, À mains nues raconte l’éducation par la violence d’un gladiateur des temps modernes.

     

     

     

    J'ai pris une grosse claque à la lecture de ce livre, à un point que je n'aurais jamais pu imaginer lorsque j'ai demandé à le recevoir auprès des éditions Denoël, que je remercie chaleureusement d'ailleurs.

     

    Ce roman raconte l'histoire de Davide, jeune italien de seize ans, kidnappé puis entraîné à devenir un assassin capable de tuer n'importe quel homme à mains nues et forcé de tout oublier de sa vie passée. Ce roman, c'est aussi l'histoire de Minuto, Claudio, Bruno, Zeus, Rafael, Fester... Tous ces personnages ont une personnalité bien définie et gravitent autour de notre héros afin de lui construire son nouveau cadre de vie. Je ne me suis pas beaucoup attachée à Davide, même si j'ai aimé suivre son évolution et sa transformation. Ma préférence va au personnage de Minuto, d'une grande richesse et d'une grande complexité, et qui nous réserve bien des surprises...

     

    L'écriture de l'auteur est un vrai régal à lire : elle nous transporte dans ce monde de sang et de noirceur, mais qui n'a étonnamment pas tout perdu de son humanité. Le récit ne nous laisse aucun moment de répit : les actions s'enchaînent à un rythme effréné et les rebondissements ne font qu'accroître l'intensité de l'ensemble. Et que dire de la fin ? Que dire, sinon qu'elle m'a laissée complètement chamboulée, j'ai même dû la relire pour bien saisir toute son ampleur et m'assurer que je n'avais pas la berlue. J'ai été totalement surprise et conquise par cet ultime retournement de situation que je n'avais pas du tout vu venir, ce qui est un gros point fort pour un roman policier ! Si vous réussissez à deviner, faites-moi signe, que je vous tire mon chapeau !

     

    En bref, un livre qui vous roue de coups et ne vous laisse pas un instant de répit, une vraie pépite !

     


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    Fin de l'année 1761 : la guerre de Sept Ans prend une tournure de plus en plus désastreuse, l'expulsion des Jésuites est en discussion et la Marquise de Pompadour vit ses derniers temps de faveur.
    Nous retrouvons Nicolas Le Floch à la première des "Paladins" de Rameau à l'Opéra, à laquelle assiste Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV.
    Durant la représentation, le Comte et la Comtesse de Ruissec, qui accompagnaient la Princesse, sont informés du suicide de leur fils, et Nicolas suit son maître Sartine jusqu'à l'Hôtel des malheureux parents, où il va faire de bien curieuses constatations.
    Nicolas découvre bientôt que ces meurtres paraissent liés à un complot jésuite. Mais ne s'agit-il pas de fausses apparences, d'une manipulation compliquée de divers partis qui s'affrontent secrètement à la Cour?

     

     

     

    Attention ! Spoilers du premier tome !

     

    C'est avec une grande joie que j'ai retrouvé Nicolas le Floch, Commissaire au Châtelet, pour la deuxième de ses aventures.

     

    Dans ce tome, nous entrons tout de suite dans le vif du sujet, étant donné que les situations et personnages avaient été posés longuement dans le premier opus. Nous sommes donc au théâtre, avec Madame Adélaïde, fille de Louis XV, et ses chaperons, le comte et la comtesse de Ruissec. L'élément perturbateur fait son entrée : le vicomte de Ruissec est mort, il se serait homicidé. La famille va tout faire pour éviter que cette information ne filtre étant donné qu'à cette époque, le suicide apporte le déshonneur sur la famille du défunt. Néanmoins, après inspection des lieux, Nicolas conclut au meurtre. Mais de nombreux obstacles et enquêtes annexes vont se dresser entre lui et la vérité...

     

    J'ai encore une fois adoré suivre l'enquête de notre jeune Nicolas, toujours entouré de personnages de confiance (Bourdeau, Semacgus, Sanson, Monsieur de Sartine, Monsieur de La Borde, Monsieur de Noblecourt...) mais aussi de nouvelles relations haut placées, étant donné la révélation du premier tome sur ses nobles origines. En effet, son statut de Marquis de Ranreuil lui donne le droit d'être admis à la Cour, au plus près des puissants, comme Madame de Pompadour ou encore le roi lui-même... Toutes les intrigues politiques se nouant et se dénouant à Versailles rajoutent encore une couche à l'épaisseur du mystère sur lequel enquête Nicolas... La plume de l'auteur est, comme toujours, particulièrement savoureuse : le langage adopté nous transportant immédiatement au XVIIIe siècle et la description des recettes donne l'eau à la bouche...

     

    En bref, une deuxième enquête encore mieux que la première ! J'ai hâte de lire la suite des aventures de Nicolas le Floch, Commissaire au Châtelet !

     


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    Le soir de Noël 1800, une bombe manque de tuer Bonaparte qui se rendait en carrosse à l'Opéra. Le Premier consul décide d'employer les grands moyens pour trouver les coupables, qu'il désigne aussitôt par le calcul politique. Pour lui, ce sont des républicains nostalgiques de la Terreur, qui risquent de gêner son ascension.
    Le commissaire Donatien Lachance est chargé de l'enquête. D'une intelligence redoutable, ancien jacobin inflexible devenu un jeune loup du nouveau régime, précurseur de la police scientifique avec son mentor et ministre Joseph Fouché, Lachance suite une autre piste, celle des monarchistes extrémistes. Et il découvre que sur la liste des suspects établie par Bonaparte figure le mari d'Olympe, une jeune républicaine exaltée qu'il a follement aimée. Pour sauver ses amis, il doit résoudre en quelques jours l'énigme de la rue Saint-Nicaise.

     

     

    Nous sommes le 24 décembre 1800. Napoléon Bonaparte, Premier Consul, se rend à l'Opéra. Dans la rue Saint-Nicaise, une machine infernale explose et rate de peu son objectif : assassiner le chef du gouvernement de la France. Bonaparte ne reculera devant rien afin d'arrêter les coupables. Il confie l'enquête à son ministre de la Police Fouché, qui lui-même donne carte blanche au commissaire Donatien Lachance.

     

    Laurent Joffrin, directeur du journal Libération, nous livre ici une enquête historique rondement menée et très bien documentée. Il prend pour postulat de départ un fait historique, l'attentat de la rue Saint-Nicaise, et nous brode une enquête excitante, nous amenant des luxueux salons de Juliette Récamier aux maisons closes de Paris, en passant par les combats navals que se livrent Français et Anglais sur les côtes de la Manche.

     

    Moi qui suis une spécialiste de la période révolutionnaire et impériale, j'ai beaucoup aimé cette enquête. On retrouve le climat tendu de l'époque : à qui faire confiance ? Qui est responsable de la tentative d'assassinat ? Les jacobins ? Les royalistes ? Les chouans ? Les septembriseurs ? L'histoire est très bien menée, l'écriture est fluide, malgré un ton un peu trop "journalistique" pour moi... Les personnages historiques sont fidèles à eux-mêmes (Bonaparte impulsif mais terriblement intelligent et l'on sent poindre l'Empereur sous le Consul, Fouché froid et calculateur, Cadoudal impitoyable...) et les personnages inventés sont crédibles et attachants. Donatien Lachance est un Nicolas le Floch révolutionnaire au lourd passé, Olympe est la figure même de la femme libérée et sûre d'elle. L'action est bien présente, surtout la fin qui est riche en rebondissements.

     

    Quelques points négatifs cependant... Tout d'abord, comme je l'ai déjà souligné, l'écriture un peu "facile" qui rappelle que l'auteur est avant tout journaliste. Ensuite, la complexité de la période fait que quelques explications sur les différents "partis" n'auraient pas été de trop... Un lecteur lambda saura-t-il faire la part des choses entre un jacobin et un chouan ? Un royaliste et un septembriseur ? Quelques notes de bas de pages ou des explications intégrées au récit n'auraient pas fait de mal à mon humble avis.

     

    Malgré cela, c'est une très belle découverte et je ne manquerai pas de lire la suite des aventures de Donatien Lachance. En effet, Le Grand Complot est déjà dans ma PAL !

     


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    Si jeune, Marianne devrait être insouciante et rêver à l'avenir, des projets plein la tête. Mais son seul rêve, c'est la liberté. Car Marianne est en prison. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les brimades, les coups, les humiliations. La tête haute, toujours. Elle s'évade parfois, grâce à la drogue qu'elle paye en nature, grâce aux romans qu'on lui laisse lire, grâce à ses souvenirs aussi. Grâce au bruit des trains, véritable invitation au voyage. Elle finit par apprendre l'amitié, la solidarité, et même... la passion. Mais sans aucun espoir de fuit cet enfer, hormis dans ses rêves les plus fous. Et puis un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre au parloir. Trois hommes, trois flics, lui proposent un odieux marché, lui offrant une possibilité de quitter ce purgatoire. Mais en échange de sa liberté elle devra tuer pour eux. Des derniers meurtres à commettre... pour rédemption.

     

     

     

    J'ai pris une grosse claque à la lecture de ce roman, prêté par mon père. A la base, je n'avais pas particulièrement hâte de me plonger dans ce polar de presque 1 000 pages... Au final, cette lecture est un véritable coup de coeur !

     

    On se retrouve avec notre héroïne, Marianne, dans un univers très particulier : la prison. Ce monde carcéral est très bien décrit par l'auteur, qui nous le dépeint sous toutes ses coutures. Je ne vous le cache pas, la violence est de mise, parfois jusqu'à l'extrême. Les personnages féminins sont au coeur de l'intrigue. Marianne, bien sûr, cruelle, vulgaire, criminelle, droguée mais à laquelle on ne peut s'empêcher de s'attacher. On s'évade avec elle à travers le bruit des trains, on prend les coups avec elle, mais toujours avec des rêves en tête et une détermination à toute épreuve. On rencontre également Emmanuelle et VM, deux détenues qui se lieront d'amitié avec Marianne; Justine la gardienne au grand coeur et Solange la cruelle et sadique. Les personnages masculins sont tout aussi hauts en couleurs, surtout Daniel et Franck.

     

    Les pages défilent à toute allure, tellement l'intrigue est prenante. J'ai eu beaucoup de difficultés à lâcher le roman ! Je ne manquerai pas de lire d'autres ouvrages de l'auteur. Je ne peux que vous recommander ce roman, dur, violent, impitoyable mais qui fait prendre conscience d'une chose que l'on considère tous comme acquis : la liberté.

    Je paye. Pour ceux qui n'ont plus rien. Pour ceux à qui j'ai ôté la vie. Ou l'envie de vivre.
    Elle sentit des tonnes lui dégringoler sur les épaules, tapa du poing contre le mur et s'affronta à nouveau. Ils ne m'ont laissé aucune chance, m'ont rayée de la carte. De leur monde... Mais j'existe encore, je suis Marianne. Personne ne peut me vaincre. Ça leur ferait trop plaisir que je cesse le combat, que je me couche avant la fin ! Non, je ne leur ferai pas cette joie. Ils m'ont enfermée parce qu'ils ont peur de moi, de ce que je suis. Et je continuerai à leur faire peur. Aussi longtemps que je respirerai, je serai une menace, une épine dans leur pied, une maladie incurable.


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    Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard... Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité. L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous...

     

    mon avis2

     

    Tout d'abord, je tiens à remercier Livraddict et les Editions Marabout pour ce partenariat et cette belle découverte !

     

    Nous nous retrouvons ici avec un bon polar, qui met en scène un meurtre en apparence banal. En apparence seulement, car la mort de ce SDF va entraîner notre équipe de choc dans une affaire qui dépasse de loin le cadre précédemment établi ! Je ne peux hélas pas trop dévoiler l'intrigue, qui ne m'a pas surprise outre mesure. C'est dommage, mais certains évènements sont assez prévisibles... Mais cela n'a pas gâché ma lecture, qui est restée très agréable. Le style est fluide et se lit très facilement.

     

    Ce sentiment s'explique en grande partie grâce aux personnages. Je les ai tous beaucoup appréciés : le capitaine Mehrlicht, fan de Sudoku, dont le téléphone sort une réplique d'Audiard différente à chaque appel... et qui corespond à chaque fois assez bien à la situation, qui a toujours une gitane au bec et des expressions très imagées; le lieutenant Latour, qui a bien du mal à se faire respecter par le capitaine Mehrlicht car elle est une femme; le lieutenant Ménard, le stagiaire qui se prend toutes les vannes mais qui prouve finalement son utilité; et le lieutenant Dossantos, qui régurgite au mot près l'article du code pénal qui correspond à chaque début d'infraction qu'il entrevoit et qui ne jure que par le sport. Autour de ces quatre-là gravite toute une galerie de personnages secondaires qui ont tous leur rôle à jouer, mais je ne vous en dis pas plus...

     

    Comme je l'ai dit précédemment, l'histoire est prenante sans être surprenante (oh le beau jeu de mots ! ^^), pleine de références, et l'on se laisse tout de même emporter jusqu'à la résolution finale, mais chut ! 

     

    En conclusion, je dirais que j'ai passé un bon moment avec ce livre et que je vais suivre cet auteur !

     


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    résumé2

     

    1761. Nicolas Le Floch quitte sa Bretagne natale pour se mettre au service de M. de Sartine, chef des affaires secrètes de Louis XV. Nicolas prend vite du galon. Le voilà plongé dans une ténébreuse affaire.

    Meurtres, vols, corruption : secondé par l'inspecteur Bourdeau, il dénouera peu à peu les fils de cette enquête, qui touche de près le roi et la Pompadour...

     

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    J'ai découvert ce Monsieur Le Floch il y a déjà quelques années, lors de la diffusion de la première saison de la série télévisée qui lui est consacrée. Accro à la série, me voilà devenue accro aux livres d'origine !

     

    Nous suivons donc les aventures de ce jeune Breton catapulté à Paris et embarqué (bien malgré lui au début) dans une enquête d'envergure nationale qui pourrait entraîner la France dans le chaos ! Pour débuter dans le métier, avouez que ça me met pas la pression du tout ! J'ai beaucoup aimé le personnage de Nicolas Le Floch, qui est loyal, noble de caactère même s'il ne l'est pas de naissance, astucieux, intelligent mais qui fait néanmoins des erreurs (c'est le métier qui rentre ! ^^) et qui apprend de ces dernières. Les autres personnages ne sont pas en reste et gravitent parfaitement autour de notre héros : le lieutenant général de police Monsieur de Sartine, l'inspecteur Bourdeau qui sera en quelque sorte le mentor de Nicolas, Monsieur de Noblecourt et bien d'autres...

     

    Du côté de l'enquête, tout est parfaitement ficelé : plusieurs pistes se croisent, s'éloignent et s'entrelacent, de quoi perdre le lecteur et l'envoyer sur de fausses pistes, le tout savamment maîtrisé. Pour ma part, je n'ai eu aucune idée du fin mot de l'histoire avant que Nicolas n'éclaire ma lanterne !

     

    L'écriture est un des gros points forts de cette série ! Quel bonheur de lire cette histoire avec un langage du XVIIIe siècle ! Le tout reste compréhensible, et augmenté de notes en fin de livre pour parfaire le tout ! De plus, l'auteur fait montre d'un savoir historique encyclopédique et nous propose moult détails et descriptions qui font le bonheur de l'Historienne que je suis, sans toutefois tomber dans le manuel barbant !

     

    Vivement la suite des aventures de Monsieur Le Floch !

     

     


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