• Sherlock Holmes et le Mystère du Haut-Koenigsbourg - Jacques Fortier

     

     

    1909 : La France a perdu la guerre de 1870 et l'Alsace-Lorraine est entrée dans le IIe Reich. Son nouveau maître, Guillaume II, investit son énergie et ses précieux Goldmarks dans la région. Mais derrière l'intérêt qu'il semble afficher pour l'Alsace se cachent peut-être d'autres projets... Pourquoi s'est-il pris de passion pour cette vaste ruine qu'est le château du Haut-Kœnigsbourg ? Pourquoi s'acharne-t-il à la relever et pourquoi, depuis que le bâtiment a été inauguré, y reçoit-il secrètement son état-major ? Dans la campagne anglaise, Sherlock Holmes goûtait aux joies de la retraite ; cette affaire autour de la forteresse va l'obliger à reprendre du service. Voilà donc le détective le plus célèbre de tous les temps qui débarque en Alsace. Qui est un ami ? Qui est un espion ? Elémentaire ? Pas tant que ça, mon cher Watson...

     

     

    Lorsque j'ai commencé la lecture de ce pastiche holmésien, je me suis demandée où diable l'auteur allait m'emmener. En effet, tout commence...au temps des Croisades ! Je me demandais où diable on allait trouver Sherlock Holmes... Mais heureusement, les 30 premières pages ne sont qu'une introduction historique, afin de bien nous positionner dans le contexte (allergiques à l'Histoire s'abstenir). Puis nous retrouvons Holmes et Watson, appelés par ce cher Mycroft au fameux Club Diogène. Là-bas, "Brother Dear" demande à nos deux amis d'aller enquêter en Alsace, au château du Haut-Koenigbourg, car une arme y est cachée, qui ne doit pas tomber aux mains des Allemands. Rappelons que nous sommes à la veille de la Première Guerre Mondiale tout de même...

     

    J'avoue avoir un avis assez mitigé sur ce titre... L'intrigue est bonne sans être révolutionnaire, j'ai été surprise par ce qu'est cette fameuse "arme" et le côté historique m'a plu. De plus, on sent que l'auteur connaît son sujet au vu des nombreuses références aux aventures originales du détective. Mais (car il y a un mais) le fait qu'il s'agisse de littérature régionale fait qu'il y a de nombreuses descriptions de l'Alsace et ses châteaux et au bout d'un moment, ça lasse et ça fait un peu guide touristique. Ensuite, le point qui m'a vraiment gênée concerne les deux héros principaux. Je n'ai pas retrouvé les personnages créés par Sir Arthur Conan Doyle, surtout pour Sherlock, un peu moins pour Watson. Ça manquait de saveur, de déductions.

     

    Au final, une lecture agréable mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable à cause du manque de relief du personnage de Sherlock Holmes.

     

    « Baroque'n'Roll - Anthelme HauchecorneUne saison à Longbourn - Jo Baker »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :