• Titre : Bluesman Melody

    Auteur : Ophélia Blatner

    Editions : Promulgo

    Date de parution : 2016

    Genre : Thriller

    Pages : 432

     

     

    Jude est un jeune psychologue londonien débutant une carrière prometteuse. Cependant depuis l’adolescence, il souffre de troubles nocturnes récurrents. Un beau jour lors d’une séance, un de ses patients, un vieux bluesman afro-américain lui raconte la mort tragique de son fils à New York vingt-cinq ans auparavant. Jude reconnait dans le récit du vieil homme des événements qu’il vit chaque nuit dans ses propres cauchemars. Afin de percer le mystère du bluesman, le jeune psychologue décide de se rendre à New York avec Ewan, son fidèle ami et confident. Contre toute attente, leur quête les mènera jusqu’au bout du monde. Puis jusqu’au bout d’eux-mêmes, lorsqu’ils découvriront le lourd secret d’un amour rendu impossible par les tensions raciales ordinaires de l’Amérique des années 80.

     

     

    Je remercie Livraddict et les Editions Promulgo pour m'avoir permis de découvrir ce titre et cette auteur.

    Ne connaissant ni l'un ni l'autre, c'est d'abord le résumé qui m'a interpellée. On y parle de cauchemars étranges, d'un vieux bluesman américain, d'un meurtre commis il y a 25 ans. Je me demandais comment tous ces éléments allaient finir par se recouper.

    Cette lecture a été une lecture agréable, mais pas un coup de cœur. Malgré pas mal de positif, il y a certaines choses qui ont gêné ma lecture et sur lesquelles je reviendrai par la suite.

    Concentrons-nous d'abord sur le positif : l'intrigue est très mystérieuse et l'auteur parvient sans problème à nous balader d'un chemin tortueux à l'autre. On visite avec plaisir plusieurs endroits du globe et c'est quelque chose qui m'a beaucoup plu. On suit l'enquête avec beaucoup d'intérêt et, pour ma part, je n'ai pas vu le dénouement arriver, ce qui est toujours une bonne chose pour un thriller ! Du côté des personnages, j'ai beaucoup aimé Ewan mais je n'ai pas réussi à m'attacher à Jude... Peut-être parce qu'il fait rarement part de ce qu'il ressent ? Je l'ai trouvé distant et impersonnel. Excepté lui, les autres personnages sont tous bien travaillés, même les personnages secondaires. Enfin, j'ai aimé que l'on change de point de vue au cours du récit : celui de Jude, d'Ewan, un autre sous forme de journal intime, encore un autre sous forme de rapport de police...

    Passons à ce qui m'a le plus chagrinée. D'abord, j'ai trouvé la fin un peu rapide et certains aspects très présents au début ne sont pas expliqués du tout. Je ne préciserai pas ici lesquels pour ne pas spoiler votre future lecture ! Ensuite, pas mal de coquilles grammaticales et orthographiques m'ont gênées, moi qui déteste voir la moindre faute d'orthographe dans un livre ! Lire « vous devez allez » au lieu de « vous devez aller », ça fait mal aux mirettes ! Enfin, la mise en page est assez étrange et peut paraître déroutante, là aussi avec quelques coquilles, comme mettre un tiret de dialogue alors que l'on est encore dans le récit et que le personnage ne parle donc pas !

    En bref, une lecture agréable mais qui ne sera pas un coup de cœur pour moi... Néanmoins, c'est une auteur à suivre !


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    Imaginez une jeune fille de seize ans, enceinte et vulnérable, que l’on jette dans une camionnette crasseuse. Vous la croyez terrifiée?
    Bien au contraire, elle n’est pas comme les autres, elle ne ressent aucune empathie. Un handicap qui va devenir une force redoutable : méthodique et calculatrice, elle met au point un plan d’évasion où rien n’est laissé au hasard.
    Dès les premières minutes de son enlèvement, elle se focalise avec calme et détermination sur deux choses : sauver l’enfant qu’elle porte et se venger.
    Sa volonté de fer et son ingéniosité seront ses meilleures armes contre la perversité de ses oppresseurs, et il ne lui restera alors plus qu’à attendre le moment idéal pour lancer son attaque.

     

     

    Je remercie Clélia et les Editions Denoël pour m'avoir permis de découvrir ce titre.

    Tout d'abord, je tiens à souligner l'excellente opération marketing qui a abouti à la réception de ce roman. J'ai en effet reçu plusieurs choses avant de recevoir le livre en lui-même : un avis de disparition du FBI (j'ai d'abord cru que c'était un vrai, je vous raconte pas la honte ! Lol!), une lettre de la jeune fille enlevée et une trousse remplie d'items banals en apparence, mais en apparence seulement (un bout de laine, des punaises, un taille-crayons...) car on comprend l'importance de ces éléments à la lecture du roman. Autant vous dire qu'avec tout ça, j'étais très impatiente de découvrir ce roman !

    Et je n'ai pas été déçue puisque c'est presque un coup de cœur ! Nous suivons deux récits en parallèle : celui de la jeune fille enceinte qui a été enlevée et celui de l'agent du FBI chargé de la retrouver. La jeune fille, dont je tairais le nom, est un personnage absolument génial ! Capable d'allumer et d'éteindre à volonté les interrupteurs de ses émotions, elle est loin d'être terrifiée et va méticuleusement préparer son évasion et sa vengeance. Je l'ai beaucoup aimée, elle m'a parue très crédible ! De même, j'ai adoré le personnage du flic, l'agent Liu. Loin des stéréotypes du genre (le flic bourru, alcoolique et déprimé), il recèle lui aussi des talents cachés que je vous laisse découvrir... Sa partenaire Lola est tout aussi intéressante et mystérieuse. Je ne vous dirais rien des autres personnages pour ne pas vous gâcher la surprise...

    L'intrigue est extrêmement bien ficelée, bien que classique, et c'est le seul petit reproche que je ferais à ce roman : avec des personnages aussi originaux, je m'attendais à un intrigue à la hauteur. Elle manque d'originalité mais elle n'en est pas moins efficace et ce roman est un véritable page-turner. Personnellement, je n'ai vu venir aucune des révélations qui parsèment le récit.

    La plume de l'auteur est très agréable et fluide. Elle parvient sans effort à nous faire entrer dans son univers.

    En bref, un presque coup de cœur pour ce roman machiavélique et jouissif, servi par des personnages extraordinaires et originaux. Encore bravo aux Editions Denoël pour une opération marketing rondement menée et très efficace !

     

     


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    Que fait un homme quand il se retrouve face à l’assassin de son enfant?

    Antonio Lavezzi mène une existence solitaire et monotone depuis le jour où Michela, sa fille de treize ans, a été sauvagement assassinée. Sa femme l’a quitté, et le meurtrier n’a jamais été arrêté. Antonio travaille dans le bâtiment avec un ami d’enfance. Ce dernier lui présente inlassablement de petites amies potentielles qui ne l’intéressent pas. Lorsqu’un corps est découvert sur le chantier dont il est responsable, des éléments troublants amènent Antonio à penser que cette affaire et son histoire personnelle sont liées. Contacté par un homme mystérieux, baptisé l’Assassin, qui lui ordonne d'exécuter des criminels ayant échappé à la justice, Antonio décide d’obéir et va s’extraire peu à peu de sa torpeur et de son silence. L'Assassin semble savoir qui a tué Michela, et Antonio, pris dans une spirale meurtrière, est plus que déterminé à venger sa fille.
    Paola Barbato impose une fois de plus sa vision et son style uniques : le schéma de vengeance privée à l’œuvre est savamment imaginé et décrit. Le Fil rouge, c’est à la fois un Crime de l’Orient-Express moderne et un Dexter à l’italienne.

     

     

    Je remercie les Éditions Denoël et Clélia pour m'avoir permis de découvrir ce titre.

    J'avais eu un véritable coup de cœur l'an dernier pour le premier roman paru en français de cette auteur italienne, A mains nues. C'est donc avec joie que j'ai appris qu'un autre de ses titres arrivait dans nos contrées, et je l'ai donc tout de suite demandé. Ce fut une lecture agréable mais loin du choc que j'ai eu lors de ma précédente lecture.

    On retrouve sans mal la plume de l'auteur, très oppressante par moments et, je l'avoue, parfois insoutenable vers la fin, malgré un retournement de situation que je n'ai pas vu venir !

    L'intrigue est très originale et nous embarque sans peine, même si j'ai trouvé le temps long par moments. Le bon point, c'est que je n'avais pas deviné l'identité du (de la) coupable. Et la toute fin est extraordinaire ! Malgré cela, je dois avouer que je me suis assez ennuyée tout au long de ma lecture, peut-être parce que je suis en panne livresque depuis quelques semaines...

    Les personnages sont très bien travaillés, comme d'habitude avec Paola Barbato. Antonio est un homme brisé depuis le meurtre de sa fille : sa femme l'a quitté, son travail est sa seule motivation, son quotidien est rythmé à la minute près avec toutes sortes de tâches qui lui permettent de ne pas penser, de ne pas se souvenir. Jusqu'à cette métamorphose au contact de l'Assassin : enfin, il a un but. Les autres personnages sont assez en retrait mais ont tous leur rôle à jouer : ils sont tous un engrenage dans la machination infernale de l'Assassin. Ce dernier m'a scotchée, par son histoire et sa façon de penser : la partie de son point de vue est celle que j'ai préférée.

    En bref, un bon moment de lecture mais qui ne surpasse pas le chef-d'œuvre qu'est son premier roman.

     

     


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    Midwest 2009. Un salon de l'emploi. Dans l'aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d'un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s'est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l'ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.

     

     

    Pour la fin du mois d'octobre et Halloween qui approchait, je me suis dit quoi de mieux qu'un Stephen King pour coller à l'atmosphère de cette période ? Et, encore une fois, j'ai littéralement été emportée par l'auteur ! Il réussit toujours à m'embarquer avec lui et à me balader d'hypothèses en conjectures comme un vulgaire pantin, et j'adore ça !

    Donc, qu'avons-nous ici ? Nous avons un King bien loin de son registre habituel : ici pas de fantastique, de créatures surnaturelles, de monstres à vous glacer le sang, mais juste un bon vieux roman policier. Trop simple, me direz-vous ? Mais c'est sans compter sur l'habileté de l'auteur à trouver une bonne intrigue et, comme d'habitude, des personnages hyper fouillés.

    L'intrigue, donc, c'est ce tueur à la Mercedes qui a foncé sur des dizaines de personnes lors d'une foire à l'emploi. L'officier chargé de l'enquête, Bill Hodges, est maintenant à la retraite sans avoir retrouvé le meurtrier. Il se morfond en passant des heures devant la télé jusqu'au jour où il reçoit une lettre du meurtrier... Le jeu du chat et de la souris a commencé...

    J'ai beaucoup apprécié que l'on connaisse l'identité du tueur au bout de quelques dizaines de pages : cela permet de passer d'un point de vue à l'autre et de suivre l'histoire en tant que lecteur omniscient. Surtout, on se demande bien comment tout cela va finir car, avec Stephen King, rien n'est acquis... Le rythme peut sembler assez lent, mais il contribue à faire grimper la tension crescendo jusqu'aux cent dernières pages, qui défilent à un rythme d'enfer et qui nous laissent presque en apnée tellement le suspense est à son comble !

    Les personnages, comme d'habitude avec King, sont une vraie mine d'or. Ils ont tous un personnalité complexe, plusieurs facettes, des manies, des angoisses, des peurs, des pulsions... Bref, des personnages ultra fouillés, imprévisibles. Le flic Bill Hodges est un vieux de la vieille, de la vieille école :les ordinateurs et les téléphones portables sont un vrai casse-tête pour lui, il préfère ses bons vieux blocs-notes. Il est têtu, déterminé, mais il a un sacré flair. Le tueur (chut, pas de nom!) est un vrai malade mental ! Vraiment, King a le chic pour dépeindre des personnages mentalement dérangés, complètement psychotiques, mais tellement crédibles que ça vous glace le sang de savoir que, peut-être, près de chez vous... Les personnages secondaires sont tout aussi réussis, surtout Jerome et Holly.

    L'écriture, comme d'habitude est un vrai régal : selon le narrateur, King adapte son phrasé et son vocabulaire afin que l'on distingue bien la différence entre le tueur et Bill Hodges. Et, cerise sur le gâteau, j'ai repéré une paire de clins d'œil à d'autres œuvres de King, comme Christine ou Ça. Je suis sûre qu'il y en a d'autres mais je n'ai repéré que ces deux-là.

    Dernier détail, mais non des moindres, j'adore à quel point la couverture nous donne des indices sur le roman : le parapluie, le sang, le smiley sur la tranche, le camion de glaces sur la quatrième de couverture... Mais chut ! Spoiler...

    En bref, nouveau coup de cœur pour ce roman du Maître ! J'ai hâte de lire la suite des aventures de Bill Hodges !

     

      


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    C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé.

     

     

    Ce roman n'était pas du tout prévu dans ma PAL de Septembre mais j'ai eu une envie subite de retrouver un de mes personnages de fiction favoris : Robert Langdon. Est-ce parce que je le vois forcément sous les traits de Tom Hanks ? En tout cas, bien m'en a pris car j'ai, une nouvelle fois, adoré ma lecture !

    Je dois cependant avouer que Anges et Démons reste mon aventure favorite de Robert Landgon... Elle m'a d'ailleurs donné très envie de visiter Rome et le Vatican ! Ici, ça n'a pas manqué, j'ai désormais envie de visiter Florence et Venise ! C'est qu'il nous coûterait cher en voyages, Monsieur Dan Brown ! ;-)

    Pour en revenir à Inferno, j'avais quelques appréhensions au début car la base de ce roman est la Divine Comédie de Dante, œuvre que je ne connais que de nom... Heureusement, en fin pédagogue, l'auteur, à travers Langdon, nous explique pas à pas les éléments principaux de ce monumental poème. Nous retrouvons donc notre cher symbologue dans une position peu enviable : il est à l'hôpital, on lui a tiré dessus et la personne responsable revient pour finir le travail ! Pour parachever le tout, Langdon est amnésique : il n'a aucun souvenir des dernières 48 heures ! C'est ainsi que commence la « recette Langdon », commune à toutes les aventures de notre cher ami : courses-poursuites, déchiffrages de messages mystérieux, courses d'un monument à l'autre, découvertes qui changent la face du monde... Toujours la même recette donc, mais toujours aussi savoureuse ! J'ai néanmoins regretté le peu de symbologie dans ce tome... Notre Robert n'a que peu l'occasion de briller dans son domaine, et c'est bien dommage ! Le développement des personnages n'est pas le point fort de Dan Brown, mais j'ai beaucoup apprécié le personnage de Sienna (et Robert, bien entendu!).

    Les rebondissements sont légions et les retournements de situation incessants ! Je n'en ai vu aucun venir, j'ai été soufflée à chaque fois ! Malgré la fin un peu rapide, j'ai trouvée l'intrigue rondement menée, tous les éléments s'emboîtant parfaitement pour former un puzzle effrayant. J'ai trouvé beaucoup de profondeur dans les réflexions du « grand méchant », qui nous amène à nous poser de nombreuses questions... Et si, au final, le méchant n'avait pas forcément tort ?

    Pour servir de décor à son intrigue, l'auteur a choisi plusieurs villes, dont Florence et Venise. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a un don pour les descriptions et qu'il nous donne envie de suivre les pas de ses protagonistes et de visiter tous ces lieux somptueux ! Je salue le travail de recherches que Dan Brown a dû mener pour rendre ces lieux si fidèles aux originaux.

    En bref, une nouvelle réussite pour Dan Brown et Robert Langdon ! J'espère qu'une cinquième aventure verra le jour bientôt ! En attendant, l'adaptation cinématographique d'Inferno est prévue pour octobre 2016, toujours avec Tom Hanks dans le rôle titre. Vivement !

     


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    Elles n'avaient que 6 ans ...
    En pleine forêt norvégienne, une enfant est retrouvée pendue à un arbre. Sur son dos, un cartable d'écolière; autour de son cou, une pochette d'une compagnie aérienne avec ces mots : "Je voyage seule".
    L'inspecteur Holger Munch, chargé de l'enquête, fait appel à son ancienne coéquipière Mia Kruger, jeune policière de génie. Quand Mia découvre le chiffre 1 inscrit sur un doigt de la victime, la tension monte d'un cran : il y aura d'autres meurtres identiques, assure-t-elle. La suite lui donne raison... Jusqu'où ira le tueur ? Comment arrêter le massacre ? Une enquête terrifiante, qui frappera les deux policiers plus intimement qu'ils ne le croient...

     

     

    Pfiouuu !! Que la lecture de ce livre a été laborieuse !! J'ai eu une panne de lecture, et j'ai eu la bonne idée de l'avoir pendant ma lecture d'un thriller de 600 pages ! Toujours des idées de génie, moi...

    Quoiqu'il en soit, j'ai mis près de deux semaines pour finir ce thriller, pas mauvais au demeurant, mais loin des meilleurs que j'ai pu lire. On y découvre une mise en scène macabre : des fillettes, habillées en écolières, pendues à un arbre avec un écriteau de compagnie aérienne autour du coup portant la mention « Je voyage seule »...

    On découvre également des personnages assez clichés, typiques des thrillers : le flic bourru, aux méthodes parfois anticonformistes et sa partenaire qui ne se remet pas d'un drame personnel et qui décide de passer le temps en se shootant aux médocs et à l'alcool. Ça commence bien, non ?

    J'ai bien aimé le fait que les pièces du puzzle nous apparaissent complètement en vrac au début : on en vient à suspecter tout et tout le monde. L'intrigue est assez bien menée même si elle souffre de quelques longueurs... Honnêtement, le tout aurait mérité de faire 200 pages de moins. D'autant plus qu'avec certains événements, on a l'impression que l'auteur cherche à en rajouter mais cela donne un effet fouillis et on ne comprend pas toujours comment le tout se raccroche à l'intrigue.

    J'ai également trouvé le dénouement un peu rapide, on n'a pas le temps de sentir monter la tension de la résolution de l'énigme que tout est déjà terminé ! D'ailleurs, la toute fin nous laisse sur notre faim car on ne sait pas ce que va faire Mia... Mais malgré tout, ce roman se laisse lire et la plume de l'auteur est agréable. Autre point positif dans un thriller : je n'avais pas deviné l'identité du coupable !

    En bref, un bon thriller qui souffre néanmoins de quelques faiblesses. Le fait que je sois en pleine panne de lecture n'a pas aidé...

     


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  • Titre VF : Juste une Ombre

    Titre VO : Juste une Ombre

    Auteur : Karine Giebel

    Date de sortie : 2013

    Editions : Pocket

    Pages : 608

     

     

    Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... Tu commandes ? Apprends l'obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence...

     

     

     

    J'attendais beaucoup de la lecture de ce roman, car nombre de mes connaissances l'avaient lu ou étaient en train de le lire et avouaient être glacées d'effroi par ce qui arrive dans ce livre. Du coup, peut-être en attendais-je trop, car au final je dois avouer être un poil déçue par cette lecture, qui n'est pas au niveau de mon préféré de l'auteur pour le moment, à savoir Meurtres pour Rédemption.

     

    Nous découvrons donc la vie de Cloé, qui est à deux doigts d'une promotion de grande ampleur dans son travail, qui a un petit ami et des amis. Mais tout bascule un soir, quand quelqu'un la suit dans la rue... A partir de ce moment, elle voit une ombre partout, tout le temps : personne ne la croit, on la pense folle. Sauf un policier mis au placard suite à une bévue, qui reprend l'enquête en secret et tente de démasquer la mystérieuse ombre...

     

    L'intrigue est passionnante, même si elle est un peu longue et parfois un peu lourde. Je pense que le roman aurait pu être raccourci d'une centaine de pages sans perdre de sa substance. Néanmoins, c'est un véritable page-turner, on a hâte de savoir ce qui va se passer après, quel va être le sort de nos personnages. La plume de Karine Giebel est toujours aussi percutante : des phrases courtes, brutales, assassines, qui vont droit au but et qui ne nous laissent pas reprendre notre souffle.

     

    Mais, car il y a un mais, même plusieurs, qui justifient la note que j'ai attribuée à ce roman. Tout d'abord, le personnage principal, Cloé, est détestable au possible : carriériste, snob, hautaine, elle se croit supérieure aux autres du fait de sa position sociale et ne manque pas d'écraser quiconque se trouve sur son chemin ou toute personne ne partageant pas son opinion. A cause de cette personnalité, je n'ai pas ressenti d'empathie par rapport à ce qui lui arrive, ce qui enlève une bonne partie d'intérêt à l'histoire. Ensuite, le flic Alexandre Gomez, brisé, cabossé, un peu fou sur les bords : à quand un personnage policier loin de tous ces clichés ? Les personnages secondaires ne sont pas assez développés à mon goût et restent un peu trop en retrait. Quand à l'Ombre, c'est vraiment le seul personnage qui tire son épingle du jeu : on en vient parfois à se demander si elle existe réellement... Malheureusement, son identité est assez vite décelable...

     

    Enfin, parlons de la fin : voilà quelque chose que j'apprécie toujours chez cet auteur : pas de happy end, mais une fin ouverte qui laisse le soin à notre imagination de continuer l'histoire.

     

    En bref, pas le meilleur de Karine Giebel, mais une bonne lecture tout de même.

     

     


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  • Titre VF : King's Game, tome 2 : King's Game Extreme

    VO : Osama Game Shukyoku

    Auteur : Nobuaki Kanazawa

    Date de sortie : 2014

    Editions : Lumen

    Pages : 377

     

     

    Sept mois ont passé depuis le King’s Game qui a décimé la classe de seconde de Nobuaki. Le jeune homme a déménagé, rejoint un lycée différent et s’est rapidement fait de nouveaux amis. Pourtant, chaque soir, à l’approche de minuit, il fixe avec angoisse son téléphone, redoutant l’arrivée d’un SMS du roi. L’être maléfique qui a provoqué la mort atroce de ses anciens camarades semble cependant s’être évanoui dans la nature. Nobuaki finit par croire que le cauchemar est définitivement derrière lui…

    Mais un soir de juin, la spirale infernale reprend. Cette fois, l’horreur monte d’un cran : les défis et les sanctions, tous plus terribles les uns que les autres, se succèdent avec frénésie. Tous les camarades de classe de Nobuaki sont terrorisés, perdus, abasourdis face à la tragédie… sauf une. Que sait-elle du jeu du roi ? A-t-elle un lien avec l’expéditeur de ces terrifiants messages ? Si Nobuaki veut sauver ses amis et mettre un terme au jeu, il va lui falloir le découvrir, et vite !

    Dans la saison 2 de King’s Game, une course contre la montre mortelle commence… Récit saisissant dont le suspense va crescendo, King’s Game Extreme ne vous laissera pas un instant de répit. Nuits blanches garanties !

     

     

     

    !! Attention !! Contient des spoilers du premier tome !!

     

    Tout d'abord, je tiens vraiment à remercier Livraddict et les Editions Lumen pour ce partenariat.

     

    J'ai lu le premier tome des aventures de Nobuaki en à peine deux jours (mon avis ici) et la lecture de ce deuxième tome m'a pris moins de 24h, c'est vous dire si j'ai encore une fois été happée par l'histoire ! 

     

    Nous retrouvons Nobuaki dans son nouveau lycée avec ses nouveaux camarades. Sept mois ont passé depuis le Jeu du Roi dont Nobuaki est le seul survivant et qui nous laissait avec une mystérieuse phrase en guise de conclusion. Dans sa nouvelle classe, Nobuaki sait qu'il ne doit pas s'attacher à ses camarades, car il sait que tôt ou tard le Jeu du Roi va recommencer et il tremble chaque soir quand minuit approche... Et cela ne manque pas : le premier ordre du Roi finit par arriver. Mais cette fois-ci, les ordres se succèdent à la vitesse d'une mitraillette et les morts s'accumulent beaucoup plus rapidement.

     

    Nobuaki essaye de rester maître de la situation et de sauver ses camarades grâce à ses connaissances du Jeu du Roi. Natsuko est une fille détestable au possible qui semble en savoir long sur le Jeu du Roi. Les autres personnages sont vraiment secondaires et c'est un peu dommage. En même temps, ils meurent tous tellement vite qu'il est inutile de les connaître plus avant ! La seule chose que je reproche à ce roman, outre les noms japonais impossibles à retenir tout comme dans le premier tome, ce sont les monologues permanents des personnages, et surtout de Nobuaki. Qu'il se parle tout seul pendant des lignes et des lignes au lieu d'agir, cela devient lassant à la longue... C'est la seule chose qui fait que ce n'est pas un coup de cœur, mais on n'en est vraiment pas loin !! L'exécution des ordres et des gages est toujours aussi gore et sanglante, attention aux âmes sensibles (mais si vous avez déjà lu le premier tome, vous savez de quoi je parle !).

     

    Le récit en lui-même est toujours un régal à suivre : on ne peut pas lâcher le livre tellement on a envie de savoir ce qui arrive après ! La fin nous apporte des réponses à certaines des questions que l'on se posait dans le premier volume mais la dernière phrase nous laisse sur un cliffhanger magistral qui nous fait languir d'avoir le troisième tome entre les mains ! Hélas, il va falloir s'armer de patience !


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  • Titre VO : Osama Game, book 1

    Titre VF : King's Game, tome 1

    Auteur : Nobuaki Kanazawa

    Date de sortie : 2014

    Editions : Lumen

    Pages : 374

     

     

    Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

    Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ?

     

     

    Ce roman me tentait depuis sa sortie et je me suis décidée à le sortir de ma PAL quand j'ai appris que j'allais recevoir le tome 2 de la part des Editions Lumen. Et bien, croyez-moi, je suis bien contente de savoir que le deuxième tome va arriver chez moi parce que j'ai été complètement happée par cette histoire ! Dès la lecture du résumé, on a envie de se plonger dans ce roman, malgré les critiques mitigées qu'il a reçues : un Jeu du Roi, des défis, des gages, des morts, du suspense...

     

    Nobuaki est un lycéen tout ce qu'il y a de plus normal. Un jour, à minuit, il reçoit, comme tous ses camarades de classe, un SMS lui indiquant le début du Jeu du Roi. Toute la classe est obligée de participer et d'obéir aux ordres du Roi sous peine de recevoir un gage. Tout commence avec des défis simples à réaliser et les lycéens ne prennent pas vraiment ce jeu au sérieux... jusqu'à ce que les défis se corsent, deviennent pervers, machiavéliques et que les morts s'enchaînent... Nobuaki va alors mener son enquête afin de tenter de découvrir l'identité du Roi.

     

    Le principe de base du roman m'a beaucoup fait penser aux Dix Petits Nègres d'Agatha Christie : un nombre de personnes établi, des consignes, des morts qui s'accumulent et un coupable omniprésent mais impossible à débusquer. Le tout est très prenant, l'écriture est agréable à suivre, même si l'on se perd un peu dans tous les noms japonais... Les scènes de mort sont particulièrement violentes et sanglantes, méfiance pour les personnes sensibles aux descriptions un peu gores... Les personnages sont attachants ou détestables et l'auteur, heureusement, ne s'attache pas à nous décrire en profondeur les 32 élèves mais s'attarde sur les quelques éléments les plus importants.

     

    La seule déception que j'ai eue concerne la fin : elle est trop abrupte, arrive trop vite et nous laisse avec toutes nos questions du début, sans pour autant avoir le début d'une réponse... J'espère trouver ces réponses dans le tome 2 que je vais attaquer dans les tous prochains jours !


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  • Titre VF : Cette nuit-là

    Titre VO : No time for goodbye

    Auteur : Linwood Barclay

    Date de sortie : 2011

    Editions : J'ai lu

    Pages : 474

     

     

    Vous vous réveillez un matin, la maison est vide, votre famille a disparu...

    Cynthia a 14 ans lorsqu'elle se réveille un matin dans une maison vide, ses parents et son frère disparus, sans un mot alors que sa mère ne quitte jamais le domicile sans une petite note pour sa fille. 25 ans plus tard, Cynthia ignore toujours ce qu'il s'est passé cette nuit-là. L'ont-ils abandonnée? Ont-ils été assassinés? Cynthia, aujourd'hui mariée et mère de famille, doit savoir. Très vite, des incidents étranges remettent l'enquête au goût du jour. Cynthia s'approche-t-elle de la vérité? Ou bien est-elle en train de perdre la tête?

     

     

     

    C'est le premier livre de cet auteur que je lis et, apparemment, le plus connu et le plus apprécié... Malheureusement, je n'ai pas été convaincue.

     

    Le postulat de départ semblait pourtant mystérieux et intrigant : Cynthia, une ado de 14 ans, se réveille après une cuite et la maison est vide. Ses parents et son frère ont disparu sans laisser de trace... Vingt-cinq ans plus tard, Cynthia est mariée à Terry, maman de Grace, huit ans. Elle ne sait toujours pas ce qui est arrivé à sa famille, mais la diffusion d'une émission de télé va tout relancer.

     

    Je ne nie pas que ce roman est un véritable page-turner : on a envie de savoir où l'auteur nous emmène, on veut connaître le fin mot de l'histoire. Mais les personnages ne sont pas attachants, sauf Grace. Cynthia m'a parfois sacrément tapé sur les nerfs ! Les rebondissements tardent à venir, certains personnages n'ont pas la même importance alors qu'ils se révèlent être des personnages clés de l'histoire, les revirements de situation sont parfois abracadabrants et le grand méchant arrive beaucoup trop tard... Par ailleurs, j'avais deviné une bonne partie de la résolution de l'intrigue, ce qui gâche un peu le plaisir de lecture dans ce genre de roman...

     

    Malgré cela, ça reste une bonne lecture, la plume de l'auteur est agréable, mais ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable... Dommage.

     


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